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Gaz à effet de serre et climat: ce qu'on en dit sur le Web...

Chaque semaine, l'équipe de Eastmain1.org identifie pour vous des nouvelles d'intérêt dans le domaine des changements climatiques (annonces de conférences, découvertes, innovations, résultats de recherches scientifiques) sur les sites d'organes de presse ou d'organisations internationales.

Ces informations et les liens qui les accompagnent ne constituent pas une sanction officielle de ces informations, des sites en question ou des organisations qui les exploitent.

Le mardi 31 août 2010
Les forêts de la planète stockent moins de carbone

Selon une récente étude menée par des chercheurs de l’Université du Montana et publiée dans la revue Science, la végétation absorbe moins de CO2 depuis l’an 2000. L’analyse d’images satellite de la Nasa montre que depuis 10 ans la végétation mondiale a absorbé 550 tonnes de carbone de moins, soit l’équivalent des émissions de 350 voitures par an, notamment en raison de sécheresses en Australie, en Afrique et en Amérique du Sud. Heureusement, comme le réchauffement de la planète a rallongé la belle saison et encouragé leur croissance, les forêts nordiques ont piégé plus de carbone, bien que cela ne suffise pas à compenser la baisse dans l’hémisphère sud. Encore ici, le réchauffement climatique est en cause : la dernière décennie est la plus chaude enregistrée depuis que l’on a commencé à tenir ce genre de registres à l’aide d’appareils, dans les années 1880.
>> Lire l’article complet dans Rue Frontenac


Le vendredi 23 juillet 2010
Rapport des É.-U. à l’ONU : émissions en hausse de 4 % d’ici 2012 et les HFC dans la mire

Dans son premier rapport important sur le climat présenté aux Nations Unies en quatre ans, les États-Unis prévoient des émissions de GES en hausse de 4 % par an d’ici 2020. Outre une augmentation du CO2 de 1,5 pour cent, le rapport souligne la hausse des hydrofluorocarbures. Depuis le Protocole de Montréal, signé en 1987 – et généralement considéré comme un des accords environnementaux ayant connu le plus grand succès à ce jour –, les HFC sont utilisés dans le monde entier pour remplacer les produits chimiques nuisibles pour la couche d’ozone. On s'attend à ce que Ies HFC, qui représentent présentement 2 % des gaz à effet de serre, atteignent 33 % d'ici 2050. Le rapport a également réitéré l'engagement des É.-U. envers les pays en développement pour les soutenir dans leur lutte contre les effets du réchauffement climatique, grâce à un fonds qui doit atteindre 100 milliards de dollars par an d'ici 2020, soit dix fois plus qu’en 2009.
>> Lire l'article sur Fox News (en anglais seulement)


Le mercredi 21 juillet 2010
Le Québec mieux renseigné sur le climat que le reste de l’Amérique du Nord ?

Seulement 15 % des habitants du Québec rejettent l’idée que le réchauffement de la planète puisse être causé principalement par les activités humaines. Une écrasante majorité de Québécois adhèrent donc aux conclusions de la presque totalité des études scientifiques et du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), de l'ONU. Ceci fait de cette province canadienne la région la plus « éclairée » en la matière en Amérique du Nord. Aux États-Unis, certains sondages indiquent que le nombre de sceptiques serait en hausse depuis un an, ce qui pourrait être dû à la controverse ayant frappé le Centre de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia, en Grande-Bretagne, à quelques semaines du Sommet de Copenhague. Le pourcentage de « climato-sceptiques » atteint 22 % dans les provinces atlantiques, 34 % en Ontario, 44 % en Alberta et au Manitoba, 52 % en Saskatchewan et… 59 % aux États-Unis.
>> Lire l'article dans L'actualité


Le mercredi 23 juin 2010
La nouvelle responsable de l'ONU pour le climat ne pense pas voir un accord son vivant

Nous n’avons pas fini d’entendre parler de réchauffement climatique. D’après Christiana Figueres, responsable de l'Onu pour le climat, la solution éventuelle passera par un processus « graduel » qui s’étalera sur plusieurs décennies. La Portoricaine qui succède à Yvo De Boer, démissionnaire suite au sommet de Copenhague, estime cependant que la prochaine grande conférence pourrait être un succès. Du 29 novembre au 10 décembre, 182 pays se réuniront à Cancun pour essayer de mettre en œuvre les promesses de Copenhague, p. ex., en matière de lutte contre la déforestation ou d’aide financière pour aider les pays pauvres à contrer les effets du réchauffement climatique. Pour Figueres, il est « simpliste » de se focaliser sur un accord légalement contraignant. Elle préfère voir cette rencontre comme une étape importante dans un processus qui pourrait durer 20, 30, ou 40 ans.
>>Lire l’article sur le site de Libération.


Le mercredi 02 juin 2010
« Climategate » : le point de vue des climatologues

Dans une lettre ouverte publiée par la revue Science, 255 climatologues américains membres de la U.S. National Academy of Sciences – dont  11 Prix Nobel – ont adressé une mise en garde à ceux qui doutent que l’activité humaine contribue aux changements climatiques. « Concernant un problème aussi potentiellement catastrophique que les changements climatiques, écrivent-ils, ne prendre aucune mesure équivaut à mettre notre planète sérieusement en danger ». Les signataires se disent vivement préoccupés par « l'escalade récente des offensives politiques contre les scientifiques en général et contre les climatologues en particulier ».  Rappelons que des groupes de pression ont mis à profit le « Climategate » –  des courriels de climatologues de l'Université d'East Anglia, au Royaume-Uni, interceptés et divulgués juste avant le sommet de Copenhague sur le changement climatique – pour jeter le discrédit sur la thèse des causes humaines du réchauffement planétaire, paralysant ainsi les pourparlers de la conférence tenue par l’ONU du 7 au 18 décembre 2009.
>> Lire la nouvelle sur le site de TF1 
>> Lire la lettre publiée dans la revue Science (en anglais seulement)


Le mardi 04 mai 2010
L’idée de « catastrophe totale » devrait dominer les efforts pour réduire les GES, selon un Prix Nobel d’économie

Dans « Building a Green Economy » (La création d’une économie verte) un long article publié dans Le New York Times, Paul Krugman, prix Nobel d’économie en 2008, soutient que nous devrions évaluer les coûts d’une limitation des GES par rapport à des possibles dommages à long terme, voire à une « catastrophe totale ». Cette possibilité, qu’il estime réaliste, devrait dominer selon Krugman les calculs des coûts et des rendements. Même si les sceptiques ont le vent en poupe, les spécialistes de la modélisation climatique ont depuis quelques années revu à la hausse leurs prévisions quant au réchauffement futur. Il est donc d’autant plus impératif d'agir, d’après Krugman, qui penche en faveur d’un système draconien d’incitatifs économiques sous forme de plafonnement et d'échange (cap and trade) – accompagnés de contrôles directs de l’utilisation du charbon – pour réduire les GES. Il soutient que les coûts sont abordables. « Tout ce qu’il nous faut, maintenant, c’est une volonté politique. »
>> Lire Building a Green Economy dans le New York Times (en anglais seulement).


Le lundi 15 mars 2010
Ne pas prendre la science au sérieux : un pari risqué

En entrevue dans Le Monde, Nicholas Stern, auteur en 2006 d’un influent rapport sur l'économie du changement climatique, s’inquiète de la campagne actuelle contre le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), menée à la faveur d’une série d’erreurs dans un rapport. Stern note que l’on cherche à discréditer le GIEC tout en évitant le débat de fond, alors qu’aucune étude ne contredit la thèse du réchauffement climatique. Or, dit-il, si l’on prend la science au sérieux et que les risques s'avèrent éventuellement moins grands que prévu, « nous aurons découvert de nombreuses technologies utiles, nous aurons un monde plus propre, nous aurons sécurisé nos approvisionnements énergétiques ». Par contre, balayer du revers de la main les inquiétudes sur le climat pourrait mettre l’humanité en péril. Celui qui estime aujourd’hui que son rapport était en fait trop « optimiste » reconnaît que des mesures adéquates coûteront cher, mais avertit qu’attendre pourrait s’avérer plus coûteux encore.
>> Lire l’entrevue dans Le Monde


Le mercredi 24 février 2010
Emails piratés : pas de conspiration, mais les chercheurs de climat ont besoin de soutien, selon Nature

Utilisées comme « preuve » que les chercheurs du climat s’évertuent à supprimer toute évidence allant à l'encontre du
« dogme » du réchauffement planétaire causé par les humains, les archives de courriels piratées à la University of East Anglia en novembre dernier ont eu un effet dévastateur sur le sommet de Copenhague. Dans un éditorial, l’influente revue Nature a déclaré que ces courriels ne sont révélateurs d'aucune conspiration scientifique. Elle soutient aussi que des recherches nombreuses et solides indiquent que le réchauffement planétaire est une réalité, et qu’il est « presque certainement causé par l’activité humaine ». Précisant que les chercheurs ont besoin de soutien face au harcèlement incessant de « négationnistes » déterminés à miner la confiance du public dans la science et les scientifiques, Nature a également noté qu’ils doivent être le plus transparent possible, « de crainte de fournir des munitions à leurs pires critiques ». La revue craint que le puissant courant négationniste réussisse à miner les efforts de l’administration américaine pour passer en 2010 une loi sur le climat qu’elle estime « hautement nécessaire ».
>> Lire l'éditorial dans Nature (en anglais seulement)


Le mardi 08 décembre 2009
Nouvel indice que les humains ont un effet sur le climat : une « vague de chaleur » arctique

Une recherche par cinq universités américaines et canadiennes montre que l'Arctique canadien traverse une vague de chaleur comme il en a rarement vu en 200 000 ans. Cet article scientifique est basé sur l'étude de sédiments trouvés au fond d'un lac isolé, situé sur l'île de Baffin. « Ces données archéologiques montrent que nous avons un impact spectaculaire sur les écosystèmes dont nous dépendons. Nous avons commencé à faire des expériences non contrôlées sur la planète », a dit le Dr. John Smol, biologiste à l’université Queens, à Kingston. Ces nouveaux résultats s'ajoutent à de nombreuses études qui suggèrent qu’un changement de grande envergure est en cours dans l'Arctique, considéré comme la partie de la planète qui est la plus vulnérable face aux changements climatiques.
>> En lire davantage sur ExpressNews, le service de coupures de presse de l’Université de l’Alberta (en anglais seulement).


Le mardi 24 novembre 2009
Tck tck tck… La course contre la montre d’une campagne mondiale en vue de Copenhague

Inquiet de voir le temps passer et les pourparlers en vue du sommet de Copenhague, en décembre prochain, piétiner, un groupe dirigé par Kofi Annan, ancien sécrétaire général de l'ONU, prix Nobel de la paix et président de Global Humanitarian Forum, a lancé la toute première pétition musicale au monde. Plus de 60 artistes du monde entier ont collaboré à un remake du succès populaire Beds are Burning. « Partout dans le monde, le changement climatique a un impact réel sur les personnes et les communautés », a déclaré Kofi Annan dans une introduction dramatique. Objectif : créer la plus importante pétition en ligne jamais vue, afin de convaincre les leaders mondiaux de prendre des décisions justes et énergiques, propres à donner lieu à une entente équitable sur le climat. » 
>> Regarder la vidéo (en anglais seulement).
>> Visiter le site Timeforclimatejustice (en anglais seulement).
 


Le jeudi 29 octobre 2009
Copenhague pourrait être la dernière chance d'éviter des changements catastrophiques et irréversibles

Aujourd'hui, la température moyenne de la planète dépasse de presque 0,8 degré Celsius les températures préindustrielles et une augmentation de 1 degré Celsius pourrait déjà s’avérer inévitable. Pour l'Union européenne (UE), l'accord de Copenhague est une occasion rare d'empêcher une dangereuse augmentation de 2 degrés de Celsius ou plus au-dessus des températures préindustrielles, ce qui pourrait déclencher des changements catastrophiques et irréversibles. L’UE – pour qui l'accord de Copenhague devrait être un instrument simple, en continuité avec le Protocole Kyoto et juridiquement contraignant – avertit que cette rencontre pourrait être la dernière chance d'empêcher le changement climatique d'atteindre 2 degrés de Celsius ou plus. « Dans une décennie ou plus, il sera trop tard pour prévenir de dangereux changements climatiques. »
>> En lire davantage sur The Hindu (en anglais seulement).


Le mercredi 14 octobre 2009
ONU : l’avenir de l’humanité est entre les mains des gouvernements de la planète

Du 7 au 18 décembre aura lieu le sommet de Copenhague, où l’on doit donner un successeur au protocole de Kyoto, qui en 1997 engageait 37 pays industrialisés sur la voie d'une réduction chiffrée de leurs GES. Les experts estiment que le succès dépend des dirigeants de la planète, qui devront prendre des décisions difficiles. Enjeu majeur : mieux impliquer les pays en développement, aujourd'hui de plus gros émetteurs de GES que les pays riches.  Yvo de Boer, directeur du secrétariat de l'ONU sur le changement climatique : « Tous les ingrédients d'un succès sont sur la table et ce que nous devons faire, à présent, c'est nous éloigner des intérêts particuliers et faire en sorte que l'intérêt commun l'emporte ». Coïncidence ? Le 10 décembre, Barack Obama recevra le Prix Nobel de la paix à Oslo, tout près…
>> En apprendre davantage sur Euroinvestor


Le mardi 06 octobre 2009
Les pays qui diminueront leur production de carbone seront économiquement avantagés

Les pays qui se tournent vers une croissance à « faible teneur en carbone » seront plus en mesure d’assurer une prospérité durable à leurs citoyens, affirme un rapport produit pour E3G, un organisme indépendant à but non lucratif, et le Climate Institute, en Australie. Pour l’éminent économiste britannique Nicholas Stern, la reprise économique mondiale est « l’occasion idéale de s'orienter vers une croissance à faible intensité en carbone » et ceux qui ne la saisiront pas verront leur compétitivité et leur prospérité diminuer. Le rapport constate cependant que la plupart des pays ne prennent pas les mesures nécessaires pour ramener le réchauffement planétaire sous la barre des 2°C. Les pays les plus progressistes à cet égard : le Mexique et l'Argentine, suivis de la Chine, l’Afrique du Sud et l’Allemagne.
>> En apprendre davantage sur le site Actualités Environnement.


Le mercredi 23 septembre 2009
Selon un rapport, les sables bitumineux émettent plus de GES que des pays entiers

Un rapport commissionné par Greenpeace prévoit qu’en 2020 les émissions de GES générées par l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta – déjà supérieures à celles l'Estonie et de la Lituanie – pourraient dépasser celles de pays comme la Belgique et le Danemark. Selon le rapport, les exportations d'énergie vers les USA et l’exploitation des sables bitumeux ont fait du Canada un des plus grands émetteurs de GES par habitant au monde. L’exploitation des sables bitumineux consomme d'énormes quantités de gaz naturel et d'électricité, et la technologie – non éprouvée – de capture du carbone destinée à assainir les centrales au charbon qui fournissent les pétrolières coûtera aux contribuables 2 à 3 milliards $ par an jusqu'en 2029 (estimé du Carbon Capture Council, un organisme albertain). Le rapport prédit que l’exploitation des sables bitumineux, déjà le plus grand chantier énergétique de la planète, pourrait augmenter de 300 à 500 % d'ici 2020 et avoir des conséquences climatiques dangereuses et incontrôlables.
>> Toute la nouvelle sur CBC.ca. (en anglais seulement)
>> Voir aussi un article de fond publié dans Le Devoir.


Le jeudi 17 septembre 2009
Le CH4 – et non le CO2 – serait le principal coupable du réchauffement planétaire

Le méthane est un gaz à effet de serre 21 fois plus toxique que le dioxyde de carbone et son impact à court terme sur le climat planétaire serait bien plus dévastateur, selon un scientifique réputé. Considéré comme « un grand-père de la théorie du réchauffement planétaire », le Dr. James Hansen, directeur du Goddard Institute for Space Studies (affilié à la NASA), estime que le méthane cause près de 50 % du réchauffement planétaire d’origine humaine. Pour EarthSave, organisme de conscientisation, la manière la plus rapide de ralentir le réchauffement planétaire serait de diminuer la consommation mondiale de viande puisque l'élevage est la principale source de méthane. Or, depuis 50 ans la consommation de viande a augmenté de 500 % et aucun ralentissement n’est en vue. Selon EarthSave, « on peut éliminer des émissions de méthane d’origine agricoles à chaque repas ». Reste à voir s’il sera plus facile de changer nos habitudes alimentaires que celles des industries automobile et pétrolière…
>> En lire davantage sur le site d'EarthSave (en anglais seulement).


Le mardi 25 août 2009
De la centrale solaire saharienne aux fours à biomasse, 20 idées pour sauver la planète

De grandes entreprises allemandes (RWE, Siemens...) et l'Agence spatiale allemande projettent d’utiliser des centrales solaires thermiques au Sahara. L’Europe remplirait ainsi son objectif de 20 % d’électricité issues d’énergies renouvelables d’ici 2020 (8 % actuellement) et couvrirait 15% de ses besoins en électricité en 2050. Coût : 400 milliards d'euros. Voilà un des « 20 projets pour sauver la planète » répertoriés par Consoglobe.com, portail français sur le développement durable et la consommation responsable. Également au menu : mini centrales de production d'énergie domestiques, turbines marines ou hydroliennes, élevage imitant les mouvements des troupeaux sauvages, géothermie avancée, fours à cuisiner simples et bon marché brûlant de la biomasse et… accès universel au planning familial.
>> Plus de détails sur Consoglobe.com.
 


Le jeudi 06 août 2009
De 1981 à 2000, l’écosystème chinois absorbait 1/3 du CO2 du pays

Pendant presque 20 ans, des écosystèmes en Chine absorbaient de 28 à 37 % des émissions chinoises de CO2 issues des combustibles fossiles. Principalement situé dans le sud du pays, où les conditions plus humides encouragent la croissance des plantes, le puits de carbone chinois était favorisé par des programmes de reforestation et une modernisation des pratiques agricoles. Ce pourcentage de séquestration – comparable à celui des USA (20-40%) et supérieur à celui de l’Europe (12 %) – a cependant baissé depuis 2000, sous l’augmentation radicale de la consommation des combustibles fossiles. Ces observations proviennent d’une étude réalisée par une équipe scientifique internationale que dirigeait Shilong Piao, de l’Université de Pékin, et dont les résultats sont publiés dans la revue Nature.
>> En apprendre davantage sur Enerzine.com.

 


Le lundi 27 juillet 2009
Les experts de l'ONU déplorent le manque de mesures concrètes de la part du G8

Selon Rajendra Pachauri, président de la commission intergouvernementale de l'ONU sur le changement climatique, le G-8, réuni à L’Aquila, en Italie, au début de juillet 2009, a « clairement ignoré » toute mesure concrète qui permettrait de limiter les modifications de l'environnement planétaire. Celui qui partageait le prix Nobel de la paix avec Al Gore en 2007 a cependant salué la décision de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à 1990 et de « 80 % ou plus » celles des pays industrialisés, afin de limiter le réchauffement global à 2°C. Les pays industrialisés n’ont cependant retenu aucune des mesures mises de l’avant par le panel des Nations Unies en vue d’atteindre ces objectifs.
>> Lire la nouvelle sur Canoë


Le mardi 30 juin 2009
Pays pauvres : 1 % des émissions de GES et 99 % des victimes des changements climatiques

Les 50 pays les moins développés de la planète, qui contribuent moins de 1 % des émissions mondiales de CO2, sont les plus touchés par le réchauffement du climat, selon un rapport du Forum humanitaire mondial, présidé par l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan. Déjà, le réchauffement climatique, que le rapport décrit comme « la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps », cause chaque année la mort de 300 000 personnes et coûte 125 milliards de dollars. Si rien n’est fait, vers 2030 chaque année près de 500 000 personnes mourront et les coûts s’élèveront à quelque 340 milliards de dollars. Kofi Annan a souligné la nécessité d'un « accord post-Kyoto courageux », à Copenhague, en décembre prochain. « L'alternative est une famine de masse, une migration de masse, des maladies de masse et des morts en masse ».
>> En lire plus sur LeDevoir.com


Le vendredi 12 juin 2009
Méthane dans le pergélisol : une bombe à retardement

La fonte des sols de l'Arctique accentuera le réchauffement climatique, selon la revue scientifique Nature. Dans 15 à 20 ans, quand s’estompera l’effet tampon de nouvelles plantes apparues dans la région à la faveur du réchauffement, une spirale du réchauffement s’enclenchera : plus la température de la planète augmentera, plus le pergélisol fondra, en émettant plus de GES qui renforceront le réchauffement planétaire, etc. En outre, le pergélisol libère surtout du méthane, qui est plus de 20 fois plus virulent que le dioxyde de carbone. D’ici 2025 ou 2030, l’Arctique « produirait » donc 1 milliard de tonnes de GES par an : l’équivalent de la déforestation tropicale actuelle et d’environ 15 % des GES issus de la combustion des combustibles fossiles. Le chercheur principal, Ted Schuur, souligne que le processus, une fois amorcé, sera irréversible.
>> En lire plus sur Canoë


Le lundi 01 juin 2009
Un investissement d’environ 1% de l’Économie mondiale pourrait réduire le réchauffement planétaire

Selon Nicholas Stern, ancien vice-président senior de la Banque mondiale, environ 1% du produit mondial brut – l’équivalent de 10 % des dépenses militaires actuelles – investi pendant les prochaines décennies pourrait suffit à atténuer les changements climatiques. Son livre, « Blueprint for a Safer Planet » (« Programme pour placer la planète à l’abri »), propose six éléments essentiels, notamment : adopter des cibles obligatoires pour les GES (c.-à-d. 80 % sous le niveau de 1990, d'ici 2050 pour les pays développés et d'ici 2020 pour des pays en développement) ; créer une bourse mondiale du carbone intégrant les systèmes nationaux et régionaux ; suspendre le déboisement (une des façons les plus économiques de réduire les émissions de carbone), et mettre au point et partager des sources d'énergie propres. Stern souhaite contribuer à un projet d’accord mondial qui serait acceptable aux yeux des principaux pays présents lors de la conférence de Copenhague en décembre 2009.
>> En savoir plus sur nature.com (en anglais seulement) et sur Enerzine.com.


Le mardi 26 mai 2009
Contrôle conjoint Québec-Ontario des GES et bourse du carbone en vue

Dès 2010 le Québec instaurera, conjointement avec l'Ontario, un registre et un système de vérification des déclarations d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Objectifs : plafonner les émissions de certains secteurs dès 2012 et positionner la Bourse de Montréal, qui a conclu une entente avec le Chicago Stock Exchange pour gérer les échanges dans le marché du carbone. Le projet de loi actuel ferait du Québec le premier territoire en Amérique à fixer juridiquement ses émissions de GES. Le modèle adopté est celui du « Cap and Trade », instauré aux États-Unis dans les années 90 pour contrôler les émissions acides.
>> En apprendre davantage sur LeDevoir.com.


Le mercredi 20 mai 2009
GES canadiens : hausse de 4 % en 2007

Un rapport du gouvernement fédéral diffusé le Jour de la Terre indiquait qu’en 2007 les émissions totales de GES au Canada avaient atteint 747 mégatonnes d'équivalents de dioxyde de carbone. C’est près de 26 % de plus qu’en 1990 et 33,8 % de plus que la cible établie pour le Canada selon le protocole de Kyoto. La hausse s'explique notamment par l’utilisation croissante du charbon pour produire de l'électricité, l’exploitation accrue des sables bitumineux et la hausse de la consommation de mazout de chauffage causée par un hiver plus rigoureux. Équiterre a qualifié le bilan de « catastrophique ». Selon l’organisme bien connu, les émissions ne sont plus soumises à aucun encadrement au niveau fédéral depuis ce qu’il qualifie de « démantèlement des programmes de lutte aux changements climatiques ».
>> En apprendre davantage sur le site de Radio-Canada. Voir aussi l’Inventaire canadien des gaz à effet de serre pour 2007.


Le lundi 11 mai 2009
Les GES dans la mire des USA

Dans un geste qualifié d’historique, l’administration Obama a déposé un projet de loi visant à inclure six GES – notamment le CO2 – parmi les contaminants chimiques qui dérèglent le climat et les écosystèmes planétaires, en plus de menacer la santé publique, surtout celle des plus démunis. Reconnaissant que les GES constituent un sérieux problème pour les générations futures et actuelles, Barack Obama a lancé un appel en faveur d'une économie à faible teneur en carbone qui permettrait aux États-Unis de faire preuve de leadership en matière d'énergies propres et de protection du climat, tout en favorisant la création de millions d'emplois verts et la fin de la dépendance envers le pétrole étranger. L’on a donné 60 jours aux constructeurs automobiles pour faire connaître leurs réactions.
>> En apprendre davantage sur LeDevoir.com.


Le lundi 20 avril 2009
Le 22 avril, Jour de la Terre : une invitation à donner un répit à la planète

Le Jour de la Terre Québec a pour mission de sensibiliser citoyens, municipalités, organismes et entreprises aux défis actuels en matière d'environnement, et de les encourager à agir. La journée du 22 avril se veut donc un bon moment pour « s’arrêter, faire le bilan et prendre autant de recul que d’élan pour mieux passer à l’action ! ». Comme a dit une des porte-parole de l’événement, Jacques Languirand, philosophe et homme de radio depuis 50 ans : « Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons revoir nos façons d’imaginer l’avenir ». Plus de 300 activités sont répertoriées pour le Jour de la Terre Québec 2009.
>> Voyez le calendrier des événements sur le site officiel, www.jourdelaterre.org.
 


Le jeudi 16 avril 2009
Résultats du G20 : Économie = 1,1 trillion $ ; Environnement = 0 $

Selon des scientifiques de haut niveau et des écologistes, la dernière réunion du G20, à Londres, n’a accordé que peu d’attention aux changements climatiques et à l'économie verte, en dépit d’une situation jugée urgente. Les grandes puissances acceptent d'injecter 1,1 trillion de dollars US dans l'économie mondiale, sans pour autant s’engager à en utiliser une portion pour stimuler la croissance des énergies vertes. Le changement climatique et les technologies à faible teneur en carbone, qui ne sont mentionnés qu’à la fin du rapport sur les mesures à prendre, semblent avoir été ajoutés après coup. « Une croissance accompagnée de faibles émissions de carbone est pourtant une voie très prometteuse, et c’est la seule porteuse d’espoir en termes de développement durable, a déclaré un des spécialistes, Nicholas Stern. Les tentatives de relance économique basées sur les combustibles fossiles sont vouées à l'échec, et l’on ne peut envisager d’avoir un faible taux de croissance dans un monde dominé par la pauvreté. »
>> En apprendre davantage sur naturenews.com (en anglais seulement).


Le mardi 07 avril 2009
Le réchauffement menace d’abord les écosystèmes et les sociétés les plus fragiles

Selon le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), les chercheurs auraient sous-estimé la rapidité et l'étendue des effets des GES. L’augmentation des températures menace à la fois des systèmes écologiques uniques et vulérables et des sociétés moins développées, situées à basse latitude. « Plus nous en savons sur ce problème, et plus sévère et rapproché semble le danger », dit le rapport. Le moyen le plus sûr d'amenuiser le danger ? « Réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre ». Or d’après ces spécialistes le remède s’avérerait moins coûteux que l’inaction. « Il ne s'agit pas d'une proposition onéreuse : pas plus de 3 % du produit intérieur brut mondial en 2030 ».
>>En lire plus sur notre-planete.info.


Le vendredi 27 mars 2009
Le réchauffement menace de provoquer des changements « irréversibles »

Des centaines de scientifiques réunis au Danemark pour faire le point sur le changement climatique ont averti aujourd'hui que le réchauffement s'accélère plus vite que prévu et menace de provoquer des bouleversements « irréversibles » pour la planète. Ainsi, d'ici la fin du siècle le niveau de la mer pourrait monter non pas de 18 à 58 centimètres, mais bien de 50 à 100 cm, sous l'effet notamment de la fonte des glaces polaires. Ils estiment que les décideurs politiques ont déjà à leur disposition tous les outils nécessaires pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, ces moyens « doivent être mis en œuvre largement et de manière vigoureuse afin de réaliser les transformations sociétales nécessaires pour ‘décarboner’ les économies ».
>>En lire plus sur Canoë.


Le lundi 23 mars 2009
La crise économique n’est « rien » comparée aux changements climatiques, selon le Prince Charles

« Il reste 100 mois pour sauver la planète. Sinon nous risquons de subir des bouleversements climatiques catastrophiques, accompagnés d’horreurs sans nom. » C’est ce qu’a déclaré le Prince Charles lors d’un récent voyage en Amérique latine devant d’importants hommes d’affaires et hauts fonctionnaires brésiliens réunis à Rio de Janeiro.
« Les difficultés que le monde vit aujourd'hui ne sont rien, comparées à ce que nous verrons lorsque les effets du changement climatique frapperont de plein fouet l'économie mondiale. » Le prince a félicité le gouvernement brésilien pour les mesures prises afin de protéger la forêt amazonienne, parfois appelée « le poumon de la planète » en raison de sa capacité à absorber le carbone. Il a décrit ces mesures comme une nouvelle approche, qui intègre les solutions environnementales, économiques et financières.
>> En lire davantage sur Cyber-presse.


Le lundi 09 mars 2009
L'effet de serre en pleine accélération

Les gaz à effet de serre s'accumulent dans l'atmosphère plus rapidement que prévu, selon le climatologue Chris Field, de Stanford University et membre du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat de l'ONU. Ceci accroît les probabilités que notre climat subisse une transformation irréversible. De plus, la forêt tropicale, qui absorbe en principe le CO2, commence au contraire à en émettre. Vu que cette zone perd de plus en plus d’humidité, elle devient plus vulnérable aux incendies. Or la perte de massifs forestiers pourrait faire augmenter encore davantage la concentration en CO2 dans l'atmosphère. Ceci pourrait déclencher une spirale de réchauffement planétaire. Seul espoir, selon l’expert : des mesures plus énergiques pour contrer l'émission de CO2 dans l'atmosphère.  
>> En apprendre davantage sur le site de Radio-Canada.


Le mercredi 04 mars 2009
Canada : le développement durable au ralenti

Ottawa a investi 2,5 milliards $ dans la lutte contre la pollution sans « résultat mesurable », selon le rapport annuel du commissaire fédéral à l'environnement et au développement durable. Ainsi, on a dépensé 635 millions $ pour rembourser des usagers des transports en commun. Objectif : réduire de 220 000 tonnes les émissions canadiennes de GES. Résultat : 30 000 tonnes en moins, ce qui revient à 21 200 $ la tonne, alors que la tonne « vaut » environ 43 $ sur le marché européen. Par ailleurs les provinces et territoires ont reçu 1,5 milliard $ pour lutter contre le changement climatique, sans avoir à présenter de rapport de rendement. Le rapport conclut aussi que le gouvernement fédéral ne s’assure pas de « l'efficacité de ses outils de contrôle des émissions nocives. »
>> En apprendre davantage sur LeDevoir.com. Voir aussi un tableau comparatif des pays développés en matière de GES (en anglais seulement).


Le mercredi 25 février 2009
Un laboratoire à bord d’un avion permet de faire le tour du monde en mesurant les GES en temps réel

Une équipe de scientifiques a lancé un projet de trois ans au cours duquel elle prendra des mesures des gaz à effet de serre à bord d'un avion à réaction expérimental de pointe. Leur tâche : mesurer avec une précision sans précédent les quelque 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone que produisent chaque année les activités humaines. L’avion de recherche, qui appartient à un organisme états-unien, la National Science Foundation, et qui est utilisé par le National Center for Atmospheric Research, a une portée de plus de 11 000 km et peut recueillir des échantillons d'air de 300 m à plus de 14 km d’altitude. « Ceci nous donne un portrait complètement différent de la façon dont les gaz à effet de serre entrent dans l'atmosphère et comment ils en sortent, que ce soit à cause de processus naturels ou des humains, », a dit le directeur de la recherche, Steven Wofsy, de l’université Harvard.
>> En apprendre davantage sur Environment News Service (en anglais seulement).


Le lundi 16 février 2009
La France en bonne position pour respecter Kyoto

Le ministre responsable de l’écologie en France, Jean-Louis Borloo, a annoncé qu’en 2007 les quantités de gaz à effet de serre émises par son pays avaient diminué de 2 %. Avec cette nouvelle réduction – qui fait suite à une baisse de 2,2% en 2006 – les émissions de gaz à effet de serre en France atteignent leur plus bas niveau depuis 1990. De plus, les émissions de GES produites par l’Hexagone sont inférieures de 5,6 % au plafond fixé par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012. Ceci fait de la France – avec l’Allemagne – un des rares pays industrialisés dont les émissions se situeraient déjà en deçà de son engagement international. Or ce n’est pas fini. « Nous voulons aller beaucoup plus loin », a commenté le ministre. 
>> Lire la nouvelle complète sur le « portail du Premier Ministre ».


Le mercredi 11 février 2009
Les effets des émissions de dioxyde de carbone dureront dix siècles

Une étude menée par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) conclut que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) auront des répercussions sur le climat pendant 1000 ans, une fois qu’elles auront été complètement interrompues. Entre autres changements climatiques régionaux irréversibles, l’on prévoit une diminution de l’approvisionnement en eau potable, davantage d’incendies, une désertification croissante, une augmentation des niveaux de la mer et des transformations de l'écosystème. « Le dioxyde de carbone et les transferts de chaleur (…) travaillent en opposition pour maintenir des températures presque constantes pendant plus de mille ans, ce qui fait du dioxyde de carbone un cas à part parmi les principaux gaz climatiques », a dit le maître de recherche Susan Solomon, du NOAA. Sa conclusion : « Nos décisions concernant le dioxyde de carbone (…) auront des effets irréversibles sur la planète.»
>> En apprendre davantage sur le site du NOAA (en anglais seulement).


Le mercredi 04 février 2009
Un meilleur suivi du dioxyde de carbone grâce à un satellite de la NASA

Pour la toute première fois, un satellite orbital de la NASA mesurera quotidiennement les quantités planétaires de dioxyde de carbone. L’observatoire orbital du carbone (Orbiting Carbon Observatory), dont le lancement est prévu pour le début de 2009, analysera les sources et les puits de carbone grâce à des instruments suffisamment raffinés pour évaluer les quantités émises par une ville de taille moyenne. La nouvelle technologie aidera aussi les scientifiques à distinguer avec davantage de précision les courants de dioxyde de carbone d’origine naturelle de ceux causés par la combustion de carburants fossiles.
>>En lire davantage sur le site de Science Daily (en anglais seulement).
 


Le vendredi 30 janvier 2009
Les émissions de gaz à effet de serre pourraient asphyxier les océans

Selon une étude danoise publiée dans Nature Geoscience, de larges zones océaniques de la planète pourraient manquer d'oxygène, avec des conséquences très sérieuses. Deux scénarios d'émissions ont abouti à un appauvrissement de la teneur en oxygène des 500 premiers mètres des océans et surtout à un ralentissement de la circulation verticale, qui envoie en profondeur des eaux de surface oxygénées. Une seule solution, si l’on veut éviter une évolution imprévisible et de grande envergure de la structure et la productivité de l'écosystème océanique : « réduire les émissions résultant de l'utilisation des combustibles fossiles ».
>>Lire le bilan complet sur le site Notre Planète.


Le mercredi 21 janvier 2009
2008 dans le club des 10 années les plus chaudes depuis 1850

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) note que 2008 a été marquée par les extrêmes climatiques à l’échelle du globe : d’un côté, des sécheresses prononcées, persistantes et dévastatrices ; de l’autre, des crues, des pluies torrentielles, des tempêtes de neige, des typhons et des tornades ; à cela s’ajoutent les vagues de froid et de chaleur. Le phénomène climatique le plus violent et le plus destructeur de 2008 ? Sans doute le typhon Nargis : né dans le nord de l'océan Indien, il a frappé le Myanmar de plein fouet et emporté près de 78 000 victimes.
>>Lire le bilan complet sur le site Notre Planète.


Le lundi 12 janvier 2009
Le Canada à l’avant-dernier rang pour le combat contre la pollution

En 2008, le Canada a glissé de la 53e à la 56e position sur le «Climate Change Performance Index ». Cet index annuel classe la performance, en matière de « protection du climat », des 57 pays qui, ensemble, produisent le plus de gaz à effet de serre à des fins énergétiques, avec plus de 90 pour cent des émissions mondiales. Le Canada est arrivé bon dernier parmi les pays de l'OCDE, suivi par un seul pays, l’Arabie Saoudite. 
>>En apprendre plus sur le site Web du Pembina Institute (en anglais seulement).


Le mercredi 10 décembre 2008
Capture du CO2 : économiquement viable en 2030, selon McKinsey

L’Europe va devoir développer les technologies de capture et stockage du carbone (CSC) à grande échelle, selon une étude du cabinet McKinsey. En effet, les énergies fossiles continueront de jouer un rôle majeur dans le mix énergétique au moins jusqu’en 2050 et le CSC est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions de CO2. L’étude estime que le CSC permettrait de réduire les émissions mondiales de CO2 de 3,6 GT par an 2030.  Les projets sont à terme viables, mais McKinsey rappelle que des subventions de plus de 10 milliards d’euros seront nécessaires pour construire une première génération de 10 à 15 usines pilotes.
>>En lire plus sur greenunivers.com, un site sur les marchés de l’environnement.


Le vendredi 05 décembre 2008
La Chine reconnaît être le principal pollueur planétaire (et aucune diminution en vue)

Un haut fonctionnaire chinois a reconnu que la Chine est maintenant le premier producteur de GES au monde. Bien que disposée à combattre le changement climatique, la Chine s’en tient à ses sources d'énergie actuelles et refuse de sacrifier son développement économique, arguant que le démarrage économique des pays riches a produit presque tous les GES d’origine humaine. Elle fait également valoir que ses émissions de GES par habitant, qui se maintiennent à environ un cinquième de la moyenne aux États-Unis, demeurent bien en-deçà de ceux des pays riches. Le laboratoire national de Oak Ridge, aux États-Unis, estime la combustion de combustibles fossile a généré 1,8 milliard de tonnes de carbone en 2007 en Chine et 1,6 milliard de tonnes aux États-Unis. Les analystes indiquent que la position de « pollueur numéro 1 » est politiquement chargée, touchant sur un point sensible aux pourparlers de l'ONU sur le changement climatique.
>>En savoir plus sur Reuters (en anglais seulement).


Le jeudi 27 novembre 2008
L'avenir environnemental de la planète s'écrit en Chine

L'Académie chinoise des Sciences estime que les émissions annuelles de gaz à effet de serre en Chine pourraient plus que doubler d'ici 2020, atteignant 2,5 à 2,9 milliards de tonnes métriques de carbone pur (et peut-être 4,0 milliards de tonnes par an d'ici 2030). Les puits de carbone naturels peuvent absorber environ 2,0 milliards de tonnes métriques par an. Avec des émissions mondiales qui se situent à près de 8,5 milliards de tonnes métriques par an, des scientifiques estiment qu’il faudrait que les émissions tombent à moins de 80 % des niveaux actuels d’ici 2150 si l’on veut atteindre la stabilité climatique. Comme la Chine refuse de mettre en jeu son développement économique pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, reste une seule solution : mettre au point des sources d'énergie propres et bon marché qui pourraient soutenir le développement durable en Chine et ailleurs.
>>En savoir plus sur Reuters (en anglais seulement).


Le vendredi 21 novembre 2008
Les Nations Unies annoncent que les émissions de GES continuent de croître

Les émissions de GES continuent d’augmenter, indique le rapport annuel du secrétariat exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Entre 2000 et 2006, 40 pays industrialisé ont émis 18 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, une hausse de 2,3 %. À noter : augmentation de 7,4 % des émissions entre 2000 et 2006 dans les anciennes républiques soviétiques, recul de 0,1 % en 2006 aux É-U et baisse de 0,1 % dans le monde entre 2005 et 2006. Barack Obama, prochain président des É-U, s'est engagé à investir 150 milliards de dollars sur 10 ans dans le secteur des énergies non polluantes et à réduire de 80 % les GES par rapport à 1990 d'ici 2050.
>>En apprendre davantage sur LeDevoir.com.


Le lundi 17 novembre 2008
Moins de viande, moins de gaz à effet de serre

Si les populations des pays riches ramenaient leur consommation de viande à l'équivalent d'un hamburger par personne par jour, cela pourrait influer les changements climatiques, selon la revue médicale britannique The Lancet. La consommation de viande dans les pays les plus riches est en effet 10 fois plus élevée que dans les pays les plus pauvres (200 à 250 grammes de viande par jour, contre 20 à 25 g). Or l'agriculture produit 22 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (à peu près autant que le secteur industriel et plus que les transports) et près de 80 % des émissions agricoles proviennent du bétail, notamment son transport et sa nourriture.
>>En apprendre davantage sur le site de Radio-Canada.


Le jeudi 13 novembre 2008
Les Européens dressent aussi une carte mondiale de la pollution de l'air

Après 18 mois d’observation, SCIAMACHY, le plus gros satellite de surveillance de l’environnement au monde, embarqué à bord du satellite européen Envisat, a permis de dresser une carte mondiale de la répartition du dioxyde d'azote (NO2), un gaz essentiellement produit par l’homme. Établie sur une période de 18 mois, cette carte « haute résolution » permet de visualiser non seulement les colonnes verticales de dioxyde d’azote issues des grandes villes d’Amérique et d’Europe, par exemple, mais aussi celles qui proviennent des centrales électriques au charbon en Afrique du Sud. Elle montre même le « sillage atmosphérique » des navires parcourant des routes maritimes très fréquentées, comme la Mer Rouge et l’Océan Indien, entre l’Indonésie et la pointe sud de l’Inde.
>>En apprendre davantage sur le site de l’Agence spatiale européenne.
 


Le jeudi 06 novembre 2008
Premières cartes de la répartition du dioxyde de carbone dans le monde

Une équipe composée d’universitaires et de scientifiques de la NASA a publié des cartes indiquant les trajets parcourus par le dioxyde de carbone au sein de la troposphère, environ 8 km au-dessus de la terre. La troposphère est comparée aux eaux internationales, où « ce qui est produit à un endroit se déplace ailleurs ». Ainsi, les quantités plus importantes de dioxyde de carbone détectées au-dessus du nord-ouest de l'Atlantique proviendraient du sud-est des États-Unis, alors que celles qui se trouvent au-dessus de la Méditerranée viennent d’Europe et des États-Unis ; le dioxyde de carbone émis par l'Asie du sud se retrouve au-dessus du Moyen-Orient, et celui qui provient de l'est de l'Asie se déplace vers l'Océan Pacifique.
>>En apprendre davantage sur le site de la NASA (en anglais seulement).


Le mardi 04 novembre 2008
Un gaz à effet de serre menace la chaîne alimentaire océanique

Le dioxyde de carbone atmosphérique pourrait s’avérer fatal pour le krill, minuscule crustacée qui joue un rôle clé dans la chaîne alimentaire de l’Océan Antarctique. Un centre de recherche australien spécialisé dans la reproduction du krill a exposé des larves aux quantités de dioxyde de carbone atmosphérique projetées par les scénarios les plus pessimistes pour 2100. « Leur anatomie était modifiée, a dit Lilli Hale, porte-parole du centre. Elles étaient un peu difformes et passablement amorphes, et n’auraient sans doute pas atteint l’âge adulte. » Ceci aurait des conséquences catastrophiques plusieurs espèces – oiseaux marins, pingouins, phoques, baleines, etc. – qui se nourrissent essentiellement de krill. L’eau plus froide de l'océan méridional est celle qui absorbe le plus facilement le dioxyde de carbone.
>>En lire davantage sur le site du Sydney Morning Herald (en anglais seulement).


Le jeudi 30 octobre 2008
Six milliards de dollars pour combattre le changement climatique

Les grandes nations industrialisées – l’Allemagne, l’Australie, les États-Unis, la France, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse – s’engagent à verser plus de 6,1 milliards de dollars aux fonds d’investissement climatiques (FIC) afin d’aider les pays en développement à freiner l’augmentation des émissions de GES et à s’adapter au changement climatique. Les premiers projets doivent être annoncés au début de 2009. Les pays qui pourraient bénéficier de ces fonds sont le Brésil, la Chine, l’Égypte, l’Inde, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Turquie.
>> En apprendre davantage sur le site de la Banque mondiale.
 


Le lundi 20 octobre 2008
Petites causes, grands effets : le scarabée, acteur du réchauffement climatique, ou portrait d’un processus en cascade

Dans l’Ouest américain, la succession récente d'hiver doux a entraîné la déshydratation du Pinus Contorda (ou « pin tordu »). Ceci a causé l’effondrement de ses barrières naturelles et la prolifération du scolyte, petit scarabée originaire des Rocheuses qui vit dans son écorce. Le projet de recherche international BEACHON évaluera sur quatre ans les effets appréhendés de la prolifération de cet insecte : interruption de la photosynthèse et rejets locaux d'importantes quantités de dioxyde de carbone ; hausse locale de la température (de 2 à 4 degrés) ; perte de forêt ; assèchement, augmentation de la température et de l'évapotranspiration du sol ; diminution significative de la recharge en eau des nappes souterraines. Ce qui est appréhendé, en bout de ligne, suite à l’action de cet insecte ? Rien d’autre que d’importants problèmes d’approvisionnement en eau pour plusieurs états de l'Ouest américain !
>>À lire sur bulletins-electroniques.com, un site de veille technologique international.
 


Le vendredi 17 octobre 2008
« L’on devra procéder à des changements importants si l’on veut enrayer les émissions de gaz à effet de serre » – Le directeur scientifique de la BP

Le scientifique en chef de la BP, Steven Koonin, qui a enseigné la physique théorique à Caltech pendant 30 ans, est d’avis qu’il revient aux gouvernements d'établir les règles du jeu en vue de limiter le réchauffement planétaire. Selon M. Koonin, la stratégie habituelle des humains, qui consiste à affronter les problèmes « de façon partielle » ne suffira pas à prévenir une augmentation des concentrations de CO2. Son avis sur des marchés : « Je pense que l’on peut se fier aux [lois du] marché pour les affectations tactiques, mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose de compter là-dessus pour l’affectation stratégique [ou] la planification stratégique à plus long terme. » Au sujet des entreprises : «… les entreprises excellent à optimiser leur situation. Si le gouvernement fixe correctement les règles du jeu, elles s’ajusteront avec vigueur et rapidité. »
>>Lire l’entrevue dans Technology Review (en anglais seulement).
 


Le mercredi 15 octobre 2008
Sérieux scénarios de science-fiction pour compenser le réchauffement climatique

Certains scientifiques, qui estiment qu’il ne suffit pas d’essayer de limiter les émissions de gaz à effet de serre, préconisent rien de moins qu’une « ré-ingénierie planétaire ». Parmi les solutions envisagées : planter des arbres génétiquement modifiés à croissance accélérée afin de capter le gaz carbonique plus rapidement ; fertiliser les océans avec du fer pour stimuler la croissance des organismes planctoniques, qui aspirent le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère ; « délibérément polluer la stratosphère avec du sulfate afin de rediriger la chaleur solaire vers l'espace » ; enfin, utiliser des lasers pour ioniser des molécules de dioxyde de carbone, puis, grâce à des ondes radio, faire tourner ces molécules à une vitesse suffisante pour qu’elles partent en spirale dans l’espace en suivant les axes des champs magnétiques de la planète.
>>En lire davantage dans The Economist (en anglais seulement).


Le mercredi 08 octobre 2008
Le taux de croissance des émissions de carbone s'accélère

La croissance « sans précédent » et « des plus étonnantes » des émissions, de 2000 à 2007, dépasse les pires scénarios
Selon le Global Carbon Project, le taux de croissance global des émissions continue d’accélérer : depuis 2000, les émissions de CO2 dues aux activités humaines « connaissent une croissance environ quatre fois supérieure à celles de la décennie précédente. » Principales causes de cette tendance : l’accroissement des émissions provenant des pays en voie de développement tels la Chine et l’Inde, la diminution de la couverture forestière dans les pays tropicaux et l’efficacité moindre des puits de carbone terrestres et océaniques.
>>À lire sur le site de Science Daily (en anglais seulement)
 


Le mardi 07 octobre 2008
Le 23 septembre, l'humanité avait épuisé les ressources produites par la nature en 2008

Selon Global Footprint Network, le 23 septembre dernier l'humanité avait épuisé plus de ressources que notre planète n’en produira cette année. L’organisme de recherche, qui mesure la manière dont nous exploitons nos ressources naturelles, estime que l'humanité est en situation de « dépassement écologique » depuis les années 80. Autrement dit, nous employons les ressources plus rapidement qu'elles ne peuvent être régénérées et nous émettons du carbone dans l’air plus rapidement qu'il ne peut être réabsorbé. Par conséquent, il nous faudrait disposer de la capacité biologique de 1,4 planète, puisque nos réserves de ressources naturelles, telles les arbres, le poisson, etc., diminuent, tandis que nos déchets – notamment le dioxyde de carbone – s'accumulent.
>>À lire sur le site ICLEI - Local Governments for Sustainability site (en anglais seulement)


Le vendredi 03 octobre 2008
L'économie verte pourrait créer des dizaines de millions d'« emplois verts »

Selon une étude du Programme des Nations Unies pour l'environnement, les efforts déployés pour faire face au changement climatique produisent déjà des emplois dans plusieurs secteurs et pourraient générer des millions de nouveaux « emplois verts », dans les économies émergentes et développées, au cours des décennies à venir.
>>À lire sur le site de Organisation Internationale du Travail


Le mercredi 01 octobre 2008
Trou d'ozone : « bientôt » réparé ?

Plus de deux décennies après sa découverte, le fameux « trou d'ozone » au-dessus du pôle Sud ne se résorbe toujours pas. En fait, selon la plupart des modèles, on pourrait retrouver les valeurs de concentration d'ozone identiques à celles qui prévalaient avant 1980 d’ici 2060 ou 2075… Pourtant, selon ce reportage paru dans Science Actualité, la communauté scientifique internationale ne perd pas espoir de voir le trou se résorber un jour, et elle perçoit l'ozone comme un exemple d'interaction positive entre scientifiques, politiques et industriels, « un exemple, aussi, d'une collaboration internationale efficace face à un problème écologique majeur. »
>> À lire sur Science Actualités.


Le lundi 29 septembre 2008
Comment ralentir les changements climatiques? Comment s’y adapter ? – Colloque international sur l’électricité et les changements climatiques

Les changements climatiques sont désomais une réalité incontournable. Comment en freiner la progression ? Quelles mesures prendre pour s’y adapter ? Dans le cadre des « Vingt-et-unièmes Entretiens » du Centre Jacques-Cartier, le 7 octobre prochain, Hydro-Québec proposera des réponses pragmatiques, inspirées par l'expérience et mises de l’avant, entre autres, par son président-directeur général, M. Thierry Vandal. Également au menu : le rôle possible des marchés du carbone dans la réduction des émissions de GES et les meilleures façons d'adapter la production, le transport et la distribution d'électricité aux changements climatiques.
>> À lire sur le site des Entretiens.


Le samedi 27 septembre 2008
Journal Nature : La prochaine décennie ne verra peut-être pas de réchauffement

Des scientifiques prédisent que la température de la Terre pourrait rester stable pendant la prochaine décennie car nous entrons dans une phase de refroidissement  des cycles climatiques naturels. Selon le journal Nature, un nouveau modèle informatique développé par des chercheurs allemands suggère que ce refroidissement temporisera le phénomène de réchauffement dû à l’effet de serre. Néanmoins, ils prédisent que les températures recommenceront à grimper rapidement vers 2020.
>> À lire sur bbc.co.uk (Article en anglais)


Le mercredi 24 septembre 2008
800 000 ans de GES

Une première : à partir de la glace antarctique extraite dans le cadre du forage glaciaire EPICA, des chercheurs parviennent à reconstituer l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et méthane sur 800 000 ans. Ils espèrent arriver à mieux prévoir le climat futur de la planète.
>> À lire sur cea.fr.


Le lundi 22 septembre 2008
Japon : l'empreinte carbone étiquetée

Le Japon se lance dans un ambitieux projet d'étiquetage de l'empreinte carbone sur les emballages des produits alimentaires ainsi que sur les autres produits pour convaincre les consommateurs et les entreprises de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les étiquettes, qui devraient apparaître à partir du printemps prochain sur de nombreux produits alimentaires, les boissons, les détergents et les appareils électriques, donneront une liste détaillée de l'empreinte carbone de chaque produit selon un système de calcul approuvé par le gouvernement.
>> À lire sur guardian.co.uk (Article en anglais)


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