Recherche sur les émissions nettes de gaz à effet de serre de réservoirs

Gaz à effet de serre et climat: ce qu'on en dit sur le Web...

Chaque semaine, l'équipe de Eastmain1.org identifie pour vous des nouvelles d'intérêt dans le domaine des changements climatiques (annonces de conférences, découvertes, innovations, résultats de recherches scientifiques) sur les sites d'organes de presse ou d'organisations internationales.

Ces informations et les liens qui les accompagnent ne constituent pas une sanction officielle de ces informations, des sites en question ou des organisations qui les exploitent.

Le mercredi 16 janvier 2013
Conférence de Doha sur les changements climatiques : une perspective africaine

L'Afrique, principale victime des effets négatifs des changements climatiques, a essuyé des revers importants lors de la conférence de l'ONU tenue à Doha, du 27 novembre au 7 décembre derniers : les caisses du Fonds vert pour le climat, créé en 2011 à Durban, restent vides ; les pays riches ont encore reculé sur l’engagement, pris de longue date, de verser 100 milliards de dollars d'ici 2020 pour aider les pays pauvres à couper leurs émissions et à s'adapter au réchauffement planétaire ; le Japon, la Russie et le Canada ont refusé de participer au renouvellement du protocole de Kyoto jusqu'en 2020. Principales victoires pour l'Afrique : les pays riches accepteraient enfin de discuter de compensations financières pour les changements climatiques auxquels sont exposés les pays plus pauvres ; les principaux émetteurs de gaz à effet de serre s’entendraient, d'ici 2015, sur un traité pour 2020. Selon les observateurs, les trois années à venir seront difficiles pour l'Afrique, notamment en raison de la vaste expertise requise pour mener à bien des négociations internationales complexes.
>> Lire l’article dans AllAfrica Magazine (en anglais seulement)


Le vendredi 30 novembre 2012
Plus récente vérité inconfortable : Sandy est « la nouvelle norme » – Ban Ki-moon

La communauté internationale doit agir sans tarder. C’est là l’un des principaux constats que dresse Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, dans le sillage de la super-tempête Sandy. L’on ne peut attribuer une tempête en particulier aux changements climatiques, a-t-il précisé. « Mais nous savons tous une chose : les phénomènes extrêmes liés aux changements climatiques sont la nouvelle norme. C'est peut-être une vérité inconfortable, mais si nous l'ignorons, ce sera à nos risques et périls. » En vue de la prochaine ronde de négociations sur le climat, à Doha, au Qatar, du 27 novembre au 7 décembre, il a donc pressé les dirigeants mondiaux de s’entendre sur un accord juridiquement contraignant d'ici 2015 pour limiter les émissions de GES. Sandy, qui a d’ailleurs paralysé le siège de l'ONU durant plusieurs jours, a fait plus de 170 morts dans les Caraïbes et dans le nord-est des États-Unis.
>> Lire l’article sur le site de La Presse.


Le mardi 30 octobre 2012
La Chine en marche vers un marché intérieur du carbone

Premier pollueur planétaire, la Chine planifie de réduire ses émissions de CO2 de 40 % à 45 % par point de PIB d’ici 2020 par rapport à 2005 grâce à un marché du carbone qui pénalisera les pires pollueurs. Première étape, présentée comme une expérimentation : le Guangdong, leader économique du pays et souvent surnommé « l'atelier du monde », devra réduire son intensité carbone de 19,5 % d’ici 2015 par rapport au niveau de 2010 afin de limiter ses émissions à 660 millions de tonnes (ce plafond à valeur absolue plutôt que relative au taux de croissance économique constitue une première). Neuf secteurs sont ciblés dans un premier temps, dont les centrales au charbon, productrices de 70 % de l'énergie du pays. D'autres « marchés pilotes » sont en élaboration dans cinq villes – Pékin, Tianjin, Shanghai, Chongqing, Shenzhen – et dans la province du Hubei.
>> Lire l’article dans Le Monde


Le vendredi 05 octobre 2012
Potentiel éolien : 100 fois la demande mondiale d’énergie primaire

Les vents terrestres pourraient devenir la source d’énergie primaire de l’humanité avec, en prime, des émissions proches de zéro. Voilà la conclusion d’une étude menée par Catherine Marvel, de l’université de Cambridge, sous les auspices du US Department of Energy, et dont les résultats sont publiés dans Nature Climate Change. Ainsi, « en ne tenant compte que des limites géophysiques », on pourrait récolter plus de 400 térawatts (TW) en surface et plus de 1800 TW en altitude, où les vents sont plus stables et plus rapides. Or, la demande totale d’énergie primaire est présentement de 18 TW (avec une augmentation prévue de 50% d’ici 2050, quand les humains seront environ 9,5 milliards). De plus, un système 100 % éolien abaisserait considérablement la demande énergétique, selon une autre étude, notamment en raison de l’efficacité accrue du moteur électrique à batterie ou à hydrogène par rapport au moteur à combustion interne.
>> Lire un compte-rendu de la recherche sur le site « Techniques de l'Ingénieur ».


Le jeudi 13 septembre 2012
Émissions de CO2 des centrales électriques au charbon : Ottawa assouplit les exigences

Le ministère canadien de l'Environnement fixe à 420 tonnes par gigawatt-heure d'électricité produite la limite d'émission des nouvelles centrales électriques au charbon, plutôt que les 375 tonnes prévus en août 2011. La norme entrera en vigueur le 1er juillet 2015 mais les centrales existantes auront 50 ans pour se plier aux nouvelles exigences (plutôt que 45 ans, comme prévu à l’origine). Les environnementalistes, qui voient dans le charbon une des énergies fossiles les plus polluantes, avec 77 % des émissions du secteur de la production d’énergie et 11,5 % des GES produits au pays, estiment que l'industrie bénéficie ainsi d’un « passe-droit pour polluer gratuitement pendant les 50 prochaines années ». L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) craint quant à elle que cela n’augure une réduction similaire des exigences dans le secteur pétrolier.
>>  Lire l’article sur le site de Radio-Canada.


Le vendredi 07 septembre 2012
Un effondrement planétaire irréversible est imminent, selon une étude

Selon un article publié récemment dans la revue Nature, les écosystèmes de notre planète se dirigent vers un effondrement « rapide et irréversible ». Vu la perte actuelle de biodiversité, les fluctuations climatiques extrêmes, les interrelations croissantes entre les écosystèmes et notre budget énergétique total, l’équipe de 18 chercheurs conclut que nous pourrions atteindre un point de bascule au 21e siècle. Les villes et l'agriculture occupent présentement 43 % de la surface de la planète, ce qui accroît de plus en plus le risque d’épidémies environnementales. L’on doit tout faire pour éviter de franchir le seuil des 50 % conclut l'étude, qui contredit également deux croyances populaires, à savoir que l'activité humaine ne menace pas l’équilibre planétaire et que tout effondrement se produirait graduellement, sur des siècles. Un des auteurs a déclaré: « Le prochain changement d'état planétaire aura un effet extrêmement perturbateur sur nos civilisations. »
>> Lire l’article (en anglais seulement) sur le site de la Simon Fraser University


Le lundi 16 juillet 2012
Réduction des GES d’ici 2020 : le Canada ratera sa cible de moitié, selon un rapport scientifique

« À moins de nouvelles mesures d’envergure », le Canada n'atteindra pas son objectif de réduction des GES pour 2020, que le gouvernement fédéral avait fixé à 17 % au-dessous des niveaux de 2005. Telle est la conclusion d'un rapport que le ministre fédéral de l'environnement a commandé l'an dernier à la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (NRT). À ce jour, la majeure partie des réductions des émissions – 75 % de toutes les réductions d'ici 2020 – sont le fruit de politiques provinciales. Selon la NRT, la plupart des réductions devront venir du secteur pétrolier et gazier, suivi par la fabrication, la production d'électricité et le transport. Pour atteindre l'objectif de 2020, il faudrait que plus de la moitié de l’ensemble des réductions à venir proviennent de l'Alberta, suivie de l'Ontario et de la Colombie-Britannique. Le printemps dernier, le gouvernement fédéral a choisi de ne pas renouveler le budget de la NRT.
>> Lire le communiqué de la NRT.


Le mercredi 04 juillet 2012
La centrale hydroélectrique de l'Eastmain-1-A est en marche

Inaugurée le 28 juin 2012, l’Eastmain-1-A fait partie intégrante du projet Eastmain-1-A-Sarcelle-Rupert, visant à miser sur le potentiel hydroélectrique pour stimuler le développement, accroître la richesse et créer des emplois au Québec. La nouvelle centrale, d’une puissance installée de 768 MW, a la capacité de produire l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de plus de 135 000 foyers. Le projet comprenait également plusieurs mesures destinées à protéger l’environnement et à respecter les préoccupations du milieu d’accueil. L’inventaire annuel de l’Observatoire des énergies renouvelables soulignait d’ailleurs que l’Eastmain-1-A-Sarcelle-Rupert est «un modèle du genre en matière d’intégration des contraintes environnementales».
>> Lire le communiqué.


Le mercredi 27 juin 2012
Bilan mondial sur l’environnement : « À couper le souffle »

Après 20 ans de discussions et de négociations sur le développement durable, l’état du climat et de la biodiversité continue de se détériorer. C’est ce que révèle le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans « GEO-5 L’avenir de l’environnement mondial », le rapport scientifique le plus précis et le plus global depuis 20 ans. Ainsi l’on a enregistré en 2011 la plus forte augmentation de GES jamais connue et l’extinction des espèces est 1000 fois plus rapide que la normale. Les phénomènes biophysiques de notre planète ont atteint leur extrême limite et dans certains cas la ligne rouge est déjà franchie. Dans une entrevue à Radio-Canada, le journaliste Louis Gilles Francoeur a avoué en avoir eu « le souffle coupé ». Le PNUE souligne le caractère travail vital des organismes de recherche scientifique, à la fois.
>> Écouter l’entrevue à L’après-midi porte conseil. Consulter le rapport du PNUE.


Le mardi 29 mai 2012
Percée scientifique : le dioxyde de carbone pourrait servir à produire un semi-conducteur, de l'énergie et plus encore

L’utilisation de CO2 pour produire des substances à base de carbone comme un semi-conducteur n'a rien de nouveau, mais la stabilité des molécules de dioxyde de carbone fait que si l’on utilise des combustibles fossiles l’on produit plus de dioxyde de carbone que l'on n’en consomme. Cependant, une équipe de recherche de la Michigan Technological University dirigée par un scientifique des matériaux, le professeur Yun Hang Hu, a récemment utilisé du nitrure de lithium (Li3N) pour convertir le CO2 en un matériau solide, le nitrure de carbone amorphe (C3N4), qui pourrait servir de semi-conducteur, p. ex., dans des piles solaires. La réaction a aussi produit de la cyanamide de lithium (Li2CN2), précurseur des engrais, et elle dégageait une chaleur considérable (1 g de Li3N en réaction avec du CO2 à 330 °C a porté la température ambiante à environ 1000 °C). Des observateurs spéculent déjà que le nitrure de lithium pourrait aider à propulser des véhicules.
>> Lire la nouvelle sur PhysOrg.com (en anglais seulement).


Le vendredi 11 mai 2012
« La recherche fait vraiment la différence » – Gro Harlem Brundtland, Conférence de l’Année polaire internationale 2012, à Montréal

Lors du discours inaugural de la Conférence de l’Année polaire internationale, Gro Harlem Brundtland, ex-première ministre de la Norvège et leader international du développement durable, a réaffirmé le caractère essentiel de la recherche. Déplorant le sort du protocole de Kyoto, elle a déclaré que la science doit être au cœur du développement durable et affirmé que tous les pays doivent élaborer un « nouveau régime planétaire » de réduction des gaz à effet de serre. Mme Brundtland a également souligné que les communautés autochtones de l’Arctique ont plus de problèmes de santé que le reste de la population mondiale et que l’on doit faire appel à leurs connaissances pour mieux comprendre l’environnement nordique et pour assurer un développement respectueux de leur bien-être. La Conférence de l’Année polaire internationale 2012, qui se déroulait à Montréal du 22 au 27 avril 2012, réunissait plus de 2600 participants provenant de 47 pays.
>> Lire l’article dans le site de l’Agence Science Presse. Lire le discours de Mme Brundtland (en anglais).


Le lundi 07 mai 2012
Données cruciales sur l'environnement : un satellite a cessé d’émettre

Depuis son lancement en 2002 par l'Agence spatiale européenne, le satellite Envisat a transmis des données inestimables sur des facteurs environnementaux essentiels comme la qualité de l’air, la glace en mer Arctique et les déversements de pétrole. Mais Envisat, qui devait à l'origine fonctionner pendant cinq ans, s’est tu le 8 avril dernier, et l’on a rarement sous la main des satellites de remplacement pour ce genre de situation. Trois des cinq nouveaux satellites qui composent un programme appelé « Sentinel » devaient prendre le relais, assurant ainsi une collecte continue des données mais un manque de financement menace ce programme, ce qui donnera lieu à d’importantes lacunes statistiques.
>> Lire le compte-rendu dans le site New Scientist (en anglais seulement) et dans ZeGreenWeb.


Le lundi 02 avril 2012
Le gaz de schiste, source de pollution égale – voire supérieure – au charbon ?

Le gaz naturel est généralement considéré comme une énergie « propre ». À quantité égale d'électricité produite, par exemple, il génère environ deux fois moins de CO2 que le charbon (source de 40% de l'électricité mondiale). Cependant, l’on commence à s’interroger sur l’impact de l'exploitation du gaz de schiste. Ainsi, une équipe de 27 géoscientifiques de l’Université de Boulder, au Colorado, a constaté qu’un vaste champ de puits de gaz près de Denver, où l’on utilise des méthodes de fracturation hydraulique, émet deux fois plus de méthane – un GES beaucoup plus puissant que le CO2 – que les industriels n’avaient estimé. Avec les fuites dans les systèmes de transport, le bilan climatique du gaz de schiste pourrait avoisiner, voire dépasser, celui du charbon. Or aux États-Unis, le gaz de schiste représente déjà près du sixième des 600 milliards de m3 de gaz extraits annuellement. Bien que l’on ne puisse généraliser les résultats de cette recherche, rapportée dans la revue scientifique Nature, elle plaide en faveur de la tenue d’autres études indépendantes.
>> Lire le compte-rendu dans Libération Sciences.


Le lundi 27 février 2012
Il ne serait pas impossible de freiner le réchauffement planétaire, disent des scientifiques

Pour contrôler la pollution et freiner le réchauffement planétaire, il serait peut-être plus rapide, plus facile et moins coûteux de s’attaquer aux émissions de suie et de méthane qu’au dioxyde de carbone, selon un article publié par des scientifiques de la NASA et du Columbia University's Earth Institute, dans Science Magazine. Leurs suggestions pour réduire de méthane : capturer le gaz des mines de charbon et des installations pétrolières et gazières ; colmater les fuites des pipelines longue distance ; réduire les émissions des sites d'enfouissement ; moderniser les usines de traitement des eaux ; réduire les émissions dues au fumier de ferme ; drainer les rizières régulièrement. Pour réduire les suies et le carbone noir : munir les moteurs diesel de filtres supplémentaires ; éliminer les plus gros véhicules polluants ; remplacer les vieux fours domestiques par des modèles moins polluants ; construire des fours, des chaudières et des fours à coke plus performants ; prévenir les incendies de terres agricoles dans les tropiques. Ces mesures pourraient contribuer à prévenir jusqu'à 4,7 millions de morts prématurées par an, tout en ajoutant jusqu'à 135 millions de tonnes métriques aux récoltes d'ici 2030.
>> Lire un résumé de l'article de Science Magazine dans Notre Planète.


Le mardi 21 février 2012
L’estuaire vire au vinaigre

Depuis 75 ans, le pH des eaux du fond de l’estuaire du Saint-Laurent – le plus grand au monde – aurait baissé de 0,2 à 0,3 point, alors que celui des océans aurait diminué de 0,1 point. (Note : l’échelle du pH étant logarithmique, chaque baisse de 0,1 point signifie une hausse de 30% de la concentration en acide). Au banc des accusés : le CO2 anthropique (produit par les humains) ; les nutriments provenant des effluents municipaux, industriels et agricoles ; le réchauffement des eaux. Prochaine étape pour les chercheurs : évaluer les impacts de l’acidification sur la biodiversité du fleuve. Déjà, on sait par exemple que certains mollusques n’arrivent plus à former leurs coquilles, dont le carbonate de calcium se dissout dans les eaux trop acides. 
>> Lire l'article complet dans Québec Science.


Le mardi 07 février 2012
130 années de réchauffement planétaire en 26 secondes, par la NASA

Afin de communiquer les résultats de ses recherches, la NASA a récemment publié une animation des températures mondiales depuis 1880. Les bleus - prédominants au début - représentent les températures inférieures à celles de la période de référence, de 1951 à 1980. Les rouges - qui prennent inexorablement le dessus à mesure que le XXe siècle défile sous nos yeux - représentent des températures supérieures à celles de la période de référence. Les scientifiques ne s'attendent pas à voir la température augmenter chaque année, vu la grande variabilité naturelle du climat. Ils prévoient cependant qu’elle augmentera à chaque décennie, avec la hausse continuelle des émissions de GES et de gaz carbonique atmosphérique. Ceci est confirmé par le fait que 9 des 10 années les plus chaudes depuis le début des observations météorologiques ont eu lieu depuis 2000.
>> Voir l’animation et lire l’article sur le site de la NASA (en anglais seulement).


Le vendredi 20 janvier 2012
2011 : températures extrêmes record aux États-Unis

Averses persistantes, feux de forêts, blizzards et tornades – dont 199 dans la même journée : bien que le nombre d’événements météorologiques extrêmes augmente partout dans le monde depuis quelques années, en 2011 les États-Unis ont établi des records en matière de dommages climatiques, notamment à cause de 12 catastrophes qui, en plus de semer la peur, ont été financièrement dévastatrices avec des factures atteignant au moins 1 milliard de dollars chacune. À elle seule, la tornade qui s’est abattu sur Joplin, au Missouri, le 22 mai, pourrait coûter plus de 3 milliards. Des événements météorologiques extrêmes ont aussi frappé le Pakistan, les Philippines et l’Australie, qui ont subi d’importantes inondations. Or, aucun répit n’est en vue : bon nombre d’experts sont convaincus que les changements climatiques sont à l’origine de ces phénomènes et que la situation ne peut donc que s’aggraver.
>> Lire l’article complet dans le Scientific American, où il figure au palmarès des 10 publications les plus lues en 2011, ou encore, dans la même publication, l’article sur la température et les changements climatiques (en anglais seulement).


Le mardi 10 janvier 2012
GES : Québec fixe un plafond

Avec une mesure saluée par les groupes environnementaux, le Québec devient ce mois-ci la première province canadienne et le onzième État d'Amérique du Nord à imposer un plafond des émissions de GES assorti d'un système d'échange de « droits d'émission », ce qui pourrait donner naissance à une Bourse du carbone. Les industries sont ciblées pour 2013 et les transports pour 2015. Le règlement vise à maintenir à un niveau stable les émissions du secteur industriel, présentement inférieurs de 25 % au niveau de 1990, soit beaucoup moins que les objectifs de Kyoto, un bilan enviable que Québec s'assurerait ainsi de ne pas dépasser malgré l'augmentation prévue de la production. La vente des droits d'émission devrait enrichir de près d'un milliard de dollars le Fonds vert du Québec, destiné à soutenir le développement durable.
>> Lire l’article complet dans Le Devoir ou une brève explication du projet de marché du carbone (vidéo à l’appui) sur le site du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.


Le jeudi 01 décembre 2011
Humanité vs Terre: bientôt le point de bascule?

Selon le Worldwatch Institute, l'humanité doit sans tarder diminuer sa production et sa consommation. Sinon, elle arrivera au bout de ses ressources dans un climat de crise et de conflit puisque la rapidité des changements dépasse les prévisions les plus pessimistes. Nous aurions atteint le seuil d'exploitation de la planète en 1987 et consommé l'équivalent de 1,4 planète en 2007. Annoncé pour 2033 : le double du seuil d'exploitation de la planète. Au rythme actuel, notre consommation augmentera de 50 % d'ici 2030 et la température planétaire augmentera de 1,8°C à 4,5°C d'ici 2100. En 2007, 20 % de la population mondiale — dont le Canada — produisaient 46 % des émissions de GES. Solution proposées : diminuer la population mondiale par l'éducation des femmes et l’affirmation de leur droit à décider de leurs grossesses, réduire la consommation des ressources et en favoriser une meilleure répartition.
>> Lire l’article complet dans Le Devoir.


Le mardi 01 novembre 2011
Combattre le réchauffement planétaire avec la chaleur accumulée sous la surface de la Terre?

Une recherche du laboratoire de géothermie de la Southern Methodist University (SMU), financée grâce à une subvention de Google.org, indique que les ressources géothermiques des États-Unis permettraient de produire plus de 3 millions de mégawatts d'énergie verte, soit 10 fois la puissance installée des centrales au charbon actuelles. Le système géothermique évolué EGS (Enhanced Geothermal Systems) fracture des pierres chaudes, fait circuler de l'eau et utilise la vapeur qui en résulte pour produire de l'électricité à l’aide d’une turbine conventionnelle. L’EGS est une source d'énergie propre et renouvelable qui permettrait de produire de l'électricité à moindre coût que le charbon. Selon un rapport du MIT, 2 % de la chaleur emmagasinée entre 3 et 10 km sous la zone continentale des États-Unis suffirait à répondre à 2500 fois les besoins actuelles de ce pays en énergie. Bien que des recherches plus poussées soient nécessaires, des projets EGS produisent déjà de l'électricité en France et en Allemagne, et plus de 30 entreprises explorent ou développent des ressources EGS en Australie. Un premier projet pilote à Desert Peak, au Nevada, est exploité par le Department of Energy, Ormat Technologies et GeothermEx Inc.
>> Lire l’article complet sur ScienceDaily (en anglais seulement) ou visualisez la représentation cartographique élaborée à partir de cette recherche sur Google Earth.


Le vendredi 23 septembre 2011
De plus en plus d’entreprises aux É-U s’attaquent au réchauffement climatique

Le dernier rapport du Carbon Disclosure Project (CDP), organisme indépendant qui évalue les efforts environnementaux des grandes sociétés mondiales, révèle que pas moins de 68 % des 339 entreprises américaines étudiées ont intégré la lutte à l’augmentation des températures à leur stratégie d’affaires, comparé à 51 % en 2010 et 32 % en 2008. Ainsi, 64 % d’entre elles visent à diminuer leurs émissions de GES et près de 50 % – comparé à 19 % en 2010 – ont déjà réussi à réduire leur dépendance à l’énergie fossile. Le rapport établit aussi un lien incontestable entre virage vert et performance sur les marchés : certaines auraient doublé la rentabilité moyenne du capital investi entre 2005 et 2010, et plus de 60 % d’entre elles auraient amorti leurs efforts de réduction des émissions carbone en trois ans ou moins.  Le CDP, qui représente 551 investisseurs totalisant un actif sous gestion de 171 billions $, lance son rapport au Canada le 12 octobre 2011.
>> Lire cet article sur zegreenweb.com


Le mardi 12 juillet 2011
Les énergies renouvelables pourraient répondre à 80 % de la demande mondiale

Selon un rapport de 120 experts chapeautés par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), les énergies renouvelables suffiraient à répondre à 80 % de notre demande d’énergie. Ceci contribuerait grandement à contenir la hausse du climat terrestre en deçà du seuil de 2 °C, objectif sur lequel s’entend l'ensemble de la communauté internationale. Ce potentiel énergétique – qui n'est présentement utilisé qu’à 2,5 % – se répartirait comme suit : bioénergie, près de 25 % de la production totale d'énergie ; éolien, 20 % ; photovoltaïque (solaire), de 10 à 30 %, selon les percées technologiques ; énergie des mers et géothermie, environ 5 % chacune. Entre 2010 et 2050, ces énergies permettraient de retrancher entre 200 et 560 milliards de tonnes de CO2 de l’atmosphère terrestre, à condition bien entendu que la volonté politique soit présente.
>> Lire l’article dans Le Devoir.


Le mardi 14 juin 2011
Émissions record de carbone en 2010

Après une baisse encourageante en 2009, l'humanité a brûlé suffisamment de combustibles fossiles en 2010 pour déverser une quantité record de CO2 dans l'atmosphère : 30,6 gigatonnes, selon la International Energy Agency. Avec ces émissions de carbone – les plus élevées de l'histoire, à 1,6 Gt ou 5 % au-dessus de celles de 2009 – l'objectif de limiter la hausse de la température planétaire à 2° C semble de plus en plus irréaliste. Les scientifiques estiment généralement qu’au-dessus de 2° C les changements climatiques pourraient avoir des effets dramatiques. Si la tendance se maintient et que les émissions continuent comme si de rien n'était, les scientifiques estiment qu’il y a 50 % de chances pour que la hausse excède les 4° C d'ici 2100. « Un tel réchauffement affecterait la vie et le gagne-pain de centaines de millions de personnes, et conduirait à des migrations de masse et à des conflits généralisés. N'importe quelle personne saine d'esprit tenterait d’éviter un tel risque à tout prix », a dit Nicholas Stern, de la London School of Economics. On pense encore que l’on pourrait éviter le pire en limitant les émissions à 32 Gt d’ici 2020.
>> Lire l’article dans The Guardian (en anglais seulement) ou dans Le Devoir.


Le jeudi 26 mai 2011
Légère baisse des émissions mondiales de CO2, les économies émergentes en tête, le Canada en baisse de 9,7%

Selon les derniers chiffres publiés par la U.S. Energy Information Administration, les émissions mondiales de CO2 résultant de la consommation d'énergie – soit la plus grande partie du CO2 – ont diminué de 0,3 % entre 2008 et 2009. Autres faits saillants : les économies dominantes émettent encore de grandes quantités de carbone, légèrement en baisse ; la Chine, plus grand émetteur de CO2 devant les États-Unis (2e) et le Canada réunis, a augmenté ses émissions de 171 % depuis 2000 ; l'Inde arrive en 3e position devant la Russie, suivie du Japon ; parmi les économies dominantes, les États-Unis (-7 %) sont le plus gros émetteur de CO2 per capita avec 17,67 t (Gibraltar est le champion mondial, avec 152 t). Le Canada, (7e) produit 16,15 t par personne, une réduction de 9,7 %. Mondialement, nous émettons 4,49 t par personne par an. Comme le spécifie cependant le Guardian, « les émissions de CO2 ne nous donnent pas un portrait complet des gaz à effet de serre ».
>> Voir l'article (en anglais) dans The Guardian. Consulter les données de la Energy Information Administration.


Le lundi 18 avril 2011
Appui au transport électrique : 900 000 tonnes de GES en moins au Québec d’ici 2020 ?

Dès janvier 2012, les Québécois pourront profiter d’un rabais gouvernemental pouvant atteindre 8000 $, à l’achat d’une voiture entièrement électrique comme la Nissan Leaf. Le gouvernement estime que si 25 % des voitures achetées au Québec d'ici 2020 sont électriques ou hybrides, les émissions de GES diminueront de 900 000 tonnes, soit 6 % de l'objectif de réduction fixé pour 2020. Ce programme, qui permettra de recevoir des réductions en fonction de l'autonomie des batteries des véhicules achetés, représente un investissement de 50 millions $ d'ici 2015-2016. Le gouvernement compte aussi investir 200 millions pour soutenir le développement des infrastructures de recharge et la fabrication de produits et de composantes de véhicules électriques, et pour appuyer les sociétés de transport collectif qui adopteront l'électricité.
>> Lire l’article sur Radio-Canada.ca.


Le lundi 04 avril 2011
Les perturbations climatiques joueraient un rôle dans les soulèvements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, selon l'ONU

Les pénuries de nourriture et la hausse des prix causées par les perturbations climatiques causeraient les troubles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient selon Christiana Figueres. Selon cette haut gradée de l’ONU, les sécheresses dues aux changements climatiques, de mauvaises récoltes et la compétition pour l'eau alimentent les conflits en Afrique et dans les économies émergeantes. Faute de mesures énergiques pour réduire les émissions, de tels conflits pourraient s'étendre, faire tomber des gouvernements et augmenter les dépenses militaires partout dans le monde. Les changements climatiques « menacent nos lieux de vie et la façon dont nous cultivons la nourriture et trouvons de l'eau », a-t-elle dit. « Ils menacent donc les fondements mêmes de notre existence et la stabilité sur laquelle repose l’existence de l’humanité». Si le lien entre pénuries de nourriture et de ressources et instabilité n’est pas clair en Égypte, la hausse du prix des denrées alimentaires fut décisive dans les troubles qui ont secoué la Tunisie.
>> Lire l’article dans le New York Times (en anglais seulement).


Le lundi 14 mars 2011
Activité humaine et réchauffement planétaire : les preuves s’accumulent

Selon deux études publiées dans la revue savante Nature, le réchauffement planétaire provoque des événements climatiques extrêmes qui affectent des millions de personnes, avec un énorme impact humain et financier. Plus important encore, certains phénomènes – p. ex., l'intensité croissante des précipitations – ne cadrent pas avec des variations climatiques normales. Ainsi, l’activité humaine aurait presque doublé la probabilité qu’un temps extrêmement pluvieux survienne et cause les inondations ayant ravagé l’Angleterre et le Pays de Galles en 2000. L'on observe des précipitations accrues dans l'hémisphère nord depuis plus de dix ans, mais c'est la première fois que la « contribution » humaine est clairement pointée du doigt. « Ceci a une importance immense, pas seulement pour justifier une réduction des émissions, mais aussi pour les programmes d’adaptation au changement climatique », a dit un chercheur. Les assureurs, de même que les responsables des politiques d’adaptation, prendront bonne note.
>> Lire l'article dans Nature News (en anglais seulement).
>> Écouter le reportage à l'émission scientifique de Radio-Canada, Les Années lumière.


Le lundi 21 février 2011
Budget Obama 2012 : 8 milliards pour l'énergie propre et soutien au nucléaire

Le budget du président Obama pour 2012 propose d'augmenter les fonds pour la recherche et le déploiement d'énergies propres, en réduisant de 3,6 $ milliards – soit 46,2 $ milliards sur une décennie – les subventions aux combustibles fossiles. Environ 8 $ milliards seraient consacrés à la recherche, entre autres sur l’éolien, le solaire et les batteries de pointe. Le budget allouerait également 853 $ millions à la filière nucléaire, avec une requête pour bonifier de 36 $ milliards un programme de prêt fédéral de 18 $ milliards destiné à soutenir la construction de centrales nucléaires. Le budget doublerait également le nombre de « centres d'innovation en énergie » les portant à six, pour qu’un plus grand nombre de scientifiques travaillent sur les métaux des terres rares, le stockage de l'énergie, les batteries et les « réseaux intelligents », destinées à optimiser le transport de l'électricité.
>> Lire l’article sur Reuters (en anglais seulement)


Le mardi 01 février 2011
2010, l’année la plus chaude jamais enregistrée

Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), 2010 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée, avec des températures en hausse d’un demi-degré (0,53) par rapport aux moyennes entre 1961 et 1990. En plus de fermer la décennie la plus chaude jamais enregistrée, 2010 a confirmé une tendance « significative » vers le réchauffement climatique à long terme. L'année a également été ponctuée de nombreux phénomènes climatiques extrêmes : froids inhabituels dans une grande partie de l'Europe, canicule en Russie et inondations au Pakistan, au Brésil, au Sri Lanka et en Australie. L'OMM note d’ailleurs que les événements climatiques inusités de ce genre sont en hausse. Enfin, la calotte arctique continue de rétrécir, avec 1,3 million de mètres carrés en moins en décembre 2010 que les relevés effectués le même mois pendant 21 ans, de 1979 à 2000.
>> Lire l’article sur LeDevoir.com.


Le mercredi 12 janvier 2011
L’Alberta, la province la plus riche au Canada… en pollution

Selon un récent rapport d'Environnement Canada, l'Alberta serait la province la plus pollueuse au pays. La province pétrolière, qui compte 10 % de la population nationale, produirait plus de 50 % des gaz à effet de serre issus d’installations industrielles canadiennes. Les sources de cette pollution ? Les sables bitumineux, bien sûr, mais aussi les centrales au charbon. La province dit vouloir utiliser des technologies de capture et d'entreposage du carbone, mais ces projets ne se concrétiseront cependant pas avant 2015 au plus tôt. Les Albertains peuvent cependant se consoler : une équipe de scientifiques de la Société royale du Canada a récemment conclu que l'industrie des sables bitumineux de l'Alberta n'aurait pas un effet aussi néfaste qu'on le croit sur la santé et l'environnement des communautés vivant à proximité des gisements.
>> Lire l’article sur le site de Radio-Canada.


Le mardi 30 novembre 2010
Cancun : on craint l’impasse, due au bras de fer entre Washington et Pékin

Du 29 novembre au 10 décembre, 194 pays se réunissent à Cancun pour essayer de prendre des mesures face au changement climatique. La conférence de l'ONU est cependant menacée par l’opposition entre la Chine et les États-Unis, les deux plus grands pollueurs de la planète. La Chine estime que les États-Unis doivent bonifier leur proposition d’abaisser de 17 % leurs émissions de gaz à effet de serre, par rapport à leurs niveaux de 2005, d'ici 2020. Washington rétorque que la Chine doit durcir son plan « volontaire » de réduire, d'ici 2020, ses émissions de carbone de 40 % à 45 % par rapport à 2005. Cependant, Barak Obama a besoin du vote de 67 sénateurs sur 100 pour ratifier tout traité international. Or la majorité démocrate au Sénat est menacée en 2012, situation devant laquelle la Chine risque fort de refuser tout engagement. 
>> Lire l’article complet sur LeDevoir.com.


Le jeudi 18 novembre 2010
Les villes, nouveaux acteurs dans la lutte contre les GES ?

Quatre capitales – Amsterdam, Mexico, Paris et Zagreb – s’engagent à réduire de 10 % leurs émissions de GES au cours de 2011.  Ces initiatives sont une réponse à la campagne 10:10 orchestrée  par la fondation GoodPlanet, le 10 octobre étant baptisé « Journée internationale de mobilisation pour le climat ». Mexico envisage de remplacer ses taxis, de mettre en place une nouvelle ligne de son Metrobus et d’instaurer un programme de construction de maisons durables. Paris prévoit rénover des logements sociaux et les mairies de ses 20 arrondissements, installer des équipements moins énergivores, « rationaliser » l’usage des véhicules publics pour réduire les émissions de CO2  et mettre en place des puits géothermiques pour fournir en énergie quelque 12 000 foyers.  À défaut d’un accord mondial, les petits pas des villes représentent un effort concret…
>> Lire l’article sur Zegreenweb.


Le lundi 01 novembre 2010
Vers une valorisation du méthane des mines de charbon ?

Le méthane des mines de charbon pourrait-il devenir une énergie verte? La Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE - ONU) et Methane to Markets (M2M) ont publié conjointement un guide décrivant les meilleures pratiques pour capter et exploiter le méthane dans les mines de charbon. On ferait ainsi d’une pierre deux coups, rehaussant la sécurité des mineurs et réduisant les émissions de gaz à effet de serre puisque le méthane peut servir à produire l'électricité. Un symposium tenu à Beijing en octobre 2010 devait d’ailleurs aborder la question de la commercialisation du méthane dans les mines de charbon chinoises. Précisons que l’on prévoit, d'ici 2030, une croissance de 93% de la demande énergétique des économies émergentes – principalement la Chine et l’Inde – et que le charbon sera le principal combustible utilisé pour répondre à cette demande.
>> Lire la suite sur Radio-Chine Internationale.


Le mercredi 06 octobre 2010
Gaz à effet de serre : bilan mitigé pour Montréal

Côté jardin : des émissions moyennes qui sont passées, entre 1990 et 2006, de 8,9 à 8,3 tonnes pour chaque
Montréalais (comparées à 10,8 et 22 tonnes, respectivement, pour les Québécois et les Canadiens en 2006). L’amélioration est notamment due à l’installation de capteurs de méthane aux sites d'enfouissement, d’où une baisse de 62 % des émissions. Côté cour : d’abord, une population qui augmente ; ensuite, un transport routier – principal facteur de GES, avec 38 % des émissions – dont les émissions sont en hausse de 27 % (l’étalement urbain et la popularité de véhicules énergivores sont en cause) ; enfin, une consommation commerciale et institutionnelle de gaz naturel qui a doublé. Résultat net : des gaz à effet de serre en hausse de 6 %, là où Kyoto préconisait plutôt une baisse de 6 %.
>> Le communiqué de presse. Le reportage de Radio-Canada.
 


Le jeudi 23 septembre 2010
Les volcans d’Amérique Centrale, une source d’électricité verte et renouvelable

Avec une demande d’électricité qui dépasse l'offre, l'Amérique Centrale cherche à exploiter ses caractéristiques géographiques uniques pour produire une énergie verte et réduire sa dépendance au pétrole importé. Parsemée de volcans actifs et située sur les plaques tectoniques mouvantes du bassin Pacifique – connu pour ses tremblements de terre et ses éruptions volcaniques –, cette région dispose d’un potentiel énorme grâce à l’énergie géothermique que recèle la chaleur enfouie dans les profondeurs de la terre. Bien que coûteuses à construire, les centrales géothermiques peuvent représenter une source d'électricité à long terme et fiable, considérée comme encore plus écologique que les grands barrages hydroélectriques. Le Guatemala, le plus grand pays d’Amérique Centrale, vise à générer 60 % de son énergie à l’aide de centrales géothermiques et hydroélectriques d'ici 2022.
>> Lire l'article sur PlanetArk (en anglais seulement).


Le vendredi 10 septembre 2010
Le changement climatique provoque des inondations au Pakistan et divers événements en Chine et en Russie, selon les experts climatiques de l’ONU

Glissements de terrain en Chine orientale. Incendies et vague de chaleur en Russie. Inondations au Pakistan. « Dans chaque cas, le réchauffement climatique est à l’œuvre », dit Ghassem Asrar, directeur du Programme mondial de recherche sur le climat de l’ONU. À ce jour, la calamité au Pakistan pourrait être la pire conséquence du changement climatique, disent les experts climatiques de l'ONU, qui estiment que les températures élevées ont vraisemblablement contribué aux pluies diluviennes. Les satellites indiquent que près du cinquième du pays est inondé. Le fleuve Indus a atteint le plus haut niveau enregistré depuis plus de 100 ans et les eaux ont entraîné dans la mort quelque 1600 personnes et déplacé environ 20 millions de personnes en un mois. « De toutes les catastrophes que j’ai vues, celle-ci est de loin celle qui affecte le plus grand nombre de personnes », a dit John Holmes, chef du Bureau de coordination desaffaires humanitaires de l’ONU.
>> Lire l'article complet sur SciDev.net. Le réseau en Science et développement (en anglais seulement )


Le mardi 31 août 2010
Les forêts de la planète stockent moins de carbone

Selon une récente étude menée par des chercheurs de l’Université du Montana et publiée dans la revue Science, la végétation absorbe moins de CO2 depuis l’an 2000. L’analyse d’images satellite de la Nasa montre que depuis 10 ans la végétation mondiale a absorbé 550 tonnes de carbone de moins, soit l’équivalent des émissions de 350 voitures par an, notamment en raison de sécheresses en Australie, en Afrique et en Amérique du Sud. Heureusement, comme le réchauffement de la planète a rallongé la belle saison et encouragé leur croissance, les forêts nordiques ont piégé plus de carbone, bien que cela ne suffise pas à compenser la baisse dans l’hémisphère sud. Encore ici, le réchauffement climatique est en cause : la dernière décennie est la plus chaude enregistrée depuis que l’on a commencé à tenir ce genre de registres à l’aide d’appareils, dans les années 1880.
>> Lire l’article complet dans Rue Frontenac


Le vendredi 23 juillet 2010
Rapport des É.-U. à l’ONU : émissions en hausse de 4 % d’ici 2012 et les HFC dans la mire

Dans son premier rapport important sur le climat présenté aux Nations Unies en quatre ans, les États-Unis prévoient des émissions de GES en hausse de 4 % par an d’ici 2020. Outre une augmentation du CO2 de 1,5 pour cent, le rapport souligne la hausse des hydrofluorocarbures. Depuis le Protocole de Montréal, signé en 1987 – et généralement considéré comme un des accords environnementaux ayant connu le plus grand succès à ce jour –, les HFC sont utilisés dans le monde entier pour remplacer les produits chimiques nuisibles pour la couche d’ozone. On s'attend à ce que Ies HFC, qui représentent présentement 2 % des gaz à effet de serre, atteignent 33 % d'ici 2050. Le rapport a également réitéré l'engagement des É.-U. envers les pays en développement pour les soutenir dans leur lutte contre les effets du réchauffement climatique, grâce à un fonds qui doit atteindre 100 milliards de dollars par an d'ici 2020, soit dix fois plus qu’en 2009.
>> Lire l'article sur Fox News (en anglais seulement)


Le mercredi 21 juillet 2010
Le Québec mieux renseigné sur le climat que le reste de l’Amérique du Nord ?

Seulement 15 % des habitants du Québec rejettent l’idée que le réchauffement de la planète puisse être causé principalement par les activités humaines. Une écrasante majorité de Québécois adhèrent donc aux conclusions de la presque totalité des études scientifiques et du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), de l'ONU. Ceci fait de cette province canadienne la région la plus « éclairée » en la matière en Amérique du Nord. Aux États-Unis, certains sondages indiquent que le nombre de sceptiques serait en hausse depuis un an, ce qui pourrait être dû à la controverse ayant frappé le Centre de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia, en Grande-Bretagne, à quelques semaines du Sommet de Copenhague. Le pourcentage de « climato-sceptiques » atteint 22 % dans les provinces atlantiques, 34 % en Ontario, 44 % en Alberta et au Manitoba, 52 % en Saskatchewan et… 59 % aux États-Unis.
>> Lire l'article dans L'actualité


Le mercredi 23 juin 2010
La nouvelle responsable de l'ONU pour le climat ne pense pas voir un accord son vivant

Nous n’avons pas fini d’entendre parler de réchauffement climatique. D’après Christiana Figueres, responsable de l'Onu pour le climat, la solution éventuelle passera par un processus « graduel » qui s’étalera sur plusieurs décennies. La Portoricaine qui succède à Yvo De Boer, démissionnaire suite au sommet de Copenhague, estime cependant que la prochaine grande conférence pourrait être un succès. Du 29 novembre au 10 décembre, 182 pays se réuniront à Cancun pour essayer de mettre en œuvre les promesses de Copenhague, p. ex., en matière de lutte contre la déforestation ou d’aide financière pour aider les pays pauvres à contrer les effets du réchauffement climatique. Pour Figueres, il est « simpliste » de se focaliser sur un accord légalement contraignant. Elle préfère voir cette rencontre comme une étape importante dans un processus qui pourrait durer 20, 30, ou 40 ans.
>> Lire l’article sur le site de Libération.


Le mercredi 02 juin 2010
« Climategate » : le point de vue des climatologues

Dans une lettre ouverte publiée par la revue Science, 255 climatologues américains membres de la U.S. National Academy of Sciences – dont  11 Prix Nobel – ont adressé une mise en garde à ceux qui doutent que l’activité humaine contribue aux changements climatiques. « Concernant un problème aussi potentiellement catastrophique que les changements climatiques, écrivent-ils, ne prendre aucune mesure équivaut à mettre notre planète sérieusement en danger ». Les signataires se disent vivement préoccupés par « l'escalade récente des offensives politiques contre les scientifiques en général et contre les climatologues en particulier ».  Rappelons que des groupes de pression ont mis à profit le « Climategate » –  des courriels de climatologues de l'Université d'East Anglia, au Royaume-Uni, interceptés et divulgués juste avant le sommet de Copenhague sur le changement climatique – pour jeter le discrédit sur la thèse des causes humaines du réchauffement planétaire, paralysant ainsi les pourparlers de la conférence tenue par l’ONU du 7 au 18 décembre 2009.
>> Lire la nouvelle sur le site de TF1
>> Lire la lettre publiée dans la revue Science (en anglais seulement)


Le mardi 04 mai 2010
L’idée de « catastrophe totale » devrait dominer les efforts pour réduire les GES, selon un Prix Nobel d’économie

Dans « Building a Green Economy » (La création d’une économie verte) un long article publié dans Le New York Times, Paul Krugman, prix Nobel d’économie en 2008, soutient que nous devrions évaluer les coûts d’une limitation des GES par rapport à des possibles dommages à long terme, voire à une « catastrophe totale ». Cette possibilité, qu’il estime réaliste, devrait dominer selon Krugman les calculs des coûts et des rendements. Même si les sceptiques ont le vent en poupe, les spécialistes de la modélisation climatique ont depuis quelques années revu à la hausse leurs prévisions quant au réchauffement futur. Il est donc d’autant plus impératif d'agir, d’après Krugman, qui penche en faveur d’un système draconien d’incitatifs économiques sous forme de plafonnement et d'échange (cap and trade) – accompagnés de contrôles directs de l’utilisation du charbon – pour réduire les GES. Il soutient que les coûts sont abordables. « Tout ce qu’il nous faut, maintenant, c’est une volonté politique. »
>> Lire Building a Green Economy dans le New York Times (en anglais seulement).


Le lundi 15 mars 2010
Ne pas prendre la science au sérieux : un pari risqué

En entrevue dans Le Monde, Nicholas Stern, auteur en 2006 d’un influent rapport sur l'économie du changement climatique, s’inquiète de la campagne actuelle contre le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), menée à la faveur d’une série d’erreurs dans un rapport. Stern note que l’on cherche à discréditer le GIEC tout en évitant le débat de fond, alors qu’aucune étude ne contredit la thèse du réchauffement climatique. Or, dit-il, si l’on prend la science au sérieux et que les risques s'avèrent éventuellement moins grands que prévu, « nous aurons découvert de nombreuses technologies utiles, nous aurons un monde plus propre, nous aurons sécurisé nos approvisionnements énergétiques ». Par contre, balayer du revers de la main les inquiétudes sur le climat pourrait mettre l’humanité en péril. Celui qui estime aujourd’hui que son rapport était en fait trop « optimiste » reconnaît que des mesures adéquates coûteront cher, mais avertit qu’attendre pourrait s’avérer plus coûteux encore.
>> Lire l’entrevue dans Le Monde


Le mercredi 24 février 2010
Emails piratés : pas de conspiration, mais les chercheurs de climat ont besoin de soutien, selon Nature

Utilisées comme « preuve » que les chercheurs du climat s’évertuent à supprimer toute évidence allant à l'encontre du
« dogme » du réchauffement planétaire causé par les humains, les archives de courriels piratées à la University of East Anglia en novembre dernier ont eu un effet dévastateur sur le sommet de Copenhague. Dans un éditorial, l’influente revue Nature a déclaré que ces courriels ne sont révélateurs d'aucune conspiration scientifique. Elle soutient aussi que des recherches nombreuses et solides indiquent que le réchauffement planétaire est une réalité, et qu’il est « presque certainement causé par l’activité humaine ». Précisant que les chercheurs ont besoin de soutien face au harcèlement incessant de « négationnistes » déterminés à miner la confiance du public dans la science et les scientifiques, Nature a également noté qu’ils doivent être le plus transparent possible, « de crainte de fournir des munitions à leurs pires critiques ». La revue craint que le puissant courant négationniste réussisse à miner les efforts de l’administration américaine pour passer en 2010 une loi sur le climat qu’elle estime « hautement nécessaire ».
>> Lire l'éditorial dans Nature (en anglais seulement)


Le mardi 08 décembre 2009
Nouvel indice que les humains ont un effet sur le climat : une « vague de chaleur » arctique

Une recherche par cinq universités américaines et canadiennes montre que l'Arctique canadien traverse une vague de chaleur comme il en a rarement vu en 200 000 ans. Cet article scientifique est basé sur l'étude de sédiments trouvés au fond d'un lac isolé, situé sur l'île de Baffin. « Ces données archéologiques montrent que nous avons un impact spectaculaire sur les écosystèmes dont nous dépendons. Nous avons commencé à faire des expériences non contrôlées sur la planète », a dit le Dr. John Smol, biologiste à l’université Queens, à Kingston. Ces nouveaux résultats s'ajoutent à de nombreuses études qui suggèrent qu’un changement de grande envergure est en cours dans l'Arctique, considéré comme la partie de la planète qui est la plus vulnérable face aux changements climatiques.
>> En lire davantage sur ExpressNews, le service de coupures de presse de l’Université de l’Alberta (en anglais seulement).


Le mardi 24 novembre 2009
Tck tck tck… La course contre la montre d’une campagne mondiale en vue de Copenhague

Inquiet de voir le temps passer et les pourparlers en vue du sommet de Copenhague, en décembre prochain, piétiner, un groupe dirigé par Kofi Annan, ancien sécrétaire général de l'ONU, prix Nobel de la paix et président de Global Humanitarian Forum, a lancé la toute première pétition musicale au monde. Plus de 60 artistes du monde entier ont collaboré à un remake du succès populaire Beds are Burning. « Partout dans le monde, le changement climatique a un impact réel sur les personnes et les communautés », a déclaré Kofi Annan dans une introduction dramatique. Objectif : créer la plus importante pétition en ligne jamais vue, afin de convaincre les leaders mondiaux de prendre des décisions justes et énergiques, propres à donner lieu à une entente équitable sur le climat. » 
>> Regarder la vidéo (en anglais seulement).
>> Visiter le site Timeforclimatejustice (en anglais seulement).
 


Le jeudi 29 octobre 2009
Copenhague pourrait être la dernière chance d'éviter des changements catastrophiques et irréversibles

Aujourd'hui, la température moyenne de la planète dépasse de presque 0,8 degré Celsius les températures préindustrielles et une augmentation de 1 degré Celsius pourrait déjà s’avérer inévitable. Pour l'Union européenne (UE), l'accord de Copenhague est une occasion rare d'empêcher une dangereuse augmentation de 2 degrés de Celsius ou plus au-dessus des températures préindustrielles, ce qui pourrait déclencher des changements catastrophiques et irréversibles. L’UE – pour qui l'accord de Copenhague devrait être un instrument simple, en continuité avec le Protocole Kyoto et juridiquement contraignant – avertit que cette rencontre pourrait être la dernière chance d'empêcher le changement climatique d'atteindre 2 degrés de Celsius ou plus. « Dans une décennie ou plus, il sera trop tard pour prévenir de dangereux changements climatiques. »
>> En lire davantage sur The Hindu (en anglais seulement).


Le mercredi 14 octobre 2009
ONU : l’avenir de l’humanité est entre les mains des gouvernements de la planète

Du 7 au 18 décembre aura lieu le sommet de Copenhague, où l’on doit donner un successeur au protocole de Kyoto, qui en 1997 engageait 37 pays industrialisés sur la voie d'une réduction chiffrée de leurs GES. Les experts estiment que le succès dépend des dirigeants de la planète, qui devront prendre des décisions difficiles. Enjeu majeur : mieux impliquer les pays en développement, aujourd'hui de plus gros émetteurs de GES que les pays riches.  Yvo de Boer, directeur du secrétariat de l'ONU sur le changement climatique : « Tous les ingrédients d'un succès sont sur la table et ce que nous devons faire, à présent, c'est nous éloigner des intérêts particuliers et faire en sorte que l'intérêt commun l'emporte ». Coïncidence ? Le 10 décembre, Barack Obama recevra le Prix Nobel de la paix à Oslo, tout près…
>> En apprendre davantage sur Euroinvestor


Le mardi 06 octobre 2009
Les pays qui diminueront leur production de carbone seront économiquement avantagés

Les pays qui se tournent vers une croissance à « faible teneur en carbone » seront plus en mesure d’assurer une prospérité durable à leurs citoyens, affirme un rapport produit pour E3G, un organisme indépendant à but non lucratif, et le Climate Institute, en Australie. Pour l’éminent économiste britannique Nicholas Stern, la reprise économique mondiale est « l’occasion idéale de s'orienter vers une croissance à faible intensité en carbone » et ceux qui ne la saisiront pas verront leur compétitivité et leur prospérité diminuer. Le rapport constate cependant que la plupart des pays ne prennent pas les mesures nécessaires pour ramener le réchauffement planétaire sous la barre des 2°C. Les pays les plus progressistes à cet égard : le Mexique et l'Argentine, suivis de la Chine, l’Afrique du Sud et l’Allemagne.
>> En apprendre davantage sur le site Actualités Environnement.


Le mercredi 23 septembre 2009
Selon un rapport, les sables bitumineux émettent plus de GES que des pays entiers

Un rapport commissionné par Greenpeace prévoit qu’en 2020 les émissions de GES générées par l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta – déjà supérieures à celles l'Estonie et de la Lituanie – pourraient dépasser celles de pays comme la Belgique et le Danemark. Selon le rapport, les exportations d'énergie vers les USA et l’exploitation des sables bitumeux ont fait du Canada un des plus grands émetteurs de GES par habitant au monde. L’exploitation des sables bitumineux consomme d'énormes quantités de gaz naturel et d'électricité, et la technologie – non éprouvée – de capture du carbone destinée à assainir les centrales au charbon qui fournissent les pétrolières coûtera aux contribuables 2 à 3 milliards $ par an jusqu'en 2029 (estimé du Carbon Capture Council, un organisme albertain). Le rapport prédit que l’exploitation des sables bitumineux, déjà le plus grand chantier énergétique de la planète, pourrait augmenter de 300 à 500 % d'ici 2020 et avoir des conséquences climatiques dangereuses et incontrôlables.
>> Toute la nouvelle sur CBC.ca. (en anglais seulement)
>> Voir aussi un article de fond publié dans Le Devoir.


Le jeudi 17 septembre 2009
Le CH4 – et non le CO2 – serait le principal coupable du réchauffement planétaire

Le méthane est un gaz à effet de serre 21 fois plus toxique que le dioxyde de carbone et son impact à court terme sur le climat planétaire serait bien plus dévastateur, selon un scientifique réputé. Considéré comme « un grand-père de la théorie du réchauffement planétaire », le Dr. James Hansen, directeur du Goddard Institute for Space Studies (affilié à la NASA), estime que le méthane cause près de 50 % du réchauffement planétaire d’origine humaine. Pour EarthSave, organisme de conscientisation, la manière la plus rapide de ralentir le réchauffement planétaire serait de diminuer la consommation mondiale de viande puisque l'élevage est la principale source de méthane. Or, depuis 50 ans la consommation de viande a augmenté de 500 % et aucun ralentissement n’est en vue. Selon EarthSave, « on peut éliminer des émissions de méthane d’origine agricoles à chaque repas ». Reste à voir s’il sera plus facile de changer nos habitudes alimentaires que celles des industries automobile et pétrolière…
>> En lire davantage sur le site d'EarthSave (en anglais seulement).


Le mardi 25 août 2009
De la centrale solaire saharienne aux fours à biomasse, 20 idées pour sauver la planète

De grandes entreprises allemandes (RWE, Siemens...) et l'Agence spatiale allemande projettent d’utiliser des centrales solaires thermiques au Sahara. L’Europe remplirait ainsi son objectif de 20 % d’électricité issues d’énergies renouvelables d’ici 2020 (8 % actuellement) et couvrirait 15% de ses besoins en électricité en 2050. Coût : 400 milliards d'euros. Voilà un des « 20 projets pour sauver la planète » répertoriés par Consoglobe.com, portail français sur le développement durable et la consommation responsable. Également au menu : mini centrales de production d'énergie domestiques, turbines marines ou hydroliennes, élevage imitant les mouvements des troupeaux sauvages, géothermie avancée, fours à cuisiner simples et bon marché brûlant de la biomasse et… accès universel au planning familial.
>> Plus de détails sur Consoglobe.com.
 


Le jeudi 06 août 2009
De 1981 à 2000, l’écosystème chinois absorbait 1/3 du CO2 du pays

Pendant presque 20 ans, des écosystèmes en Chine absorbaient de 28 à 37 % des émissions chinoises de CO2 issues des combustibles fossiles. Principalement situé dans le sud du pays, où les conditions plus humides encouragent la croissance des plantes, le puits de carbone chinois était favorisé par des programmes de reforestation et une modernisation des pratiques agricoles. Ce pourcentage de séquestration – comparable à celui des USA (20-40%) et supérieur à celui de l’Europe (12 %) – a cependant baissé depuis 2000, sous l’augmentation radicale de la consommation des combustibles fossiles. Ces observations proviennent d’une étude réalisée par une équipe scientifique internationale que dirigeait Shilong Piao, de l’Université de Pékin, et dont les résultats sont publiés dans la revue Nature.
>> En apprendre davantage sur Enerzine.com.

 


Le lundi 27 juillet 2009
Les experts de l'ONU déplorent le manque de mesures concrètes de la part du G8

Selon Rajendra Pachauri, président de la commission intergouvernementale de l'ONU sur le changement climatique, le G-8, réuni à L’Aquila, en Italie, au début de juillet 2009, a « clairement ignoré » toute mesure concrète qui permettrait de limiter les modifications de l'environnement planétaire. Celui qui partageait le prix Nobel de la paix avec Al Gore en 2007 a cependant salué la décision de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à 1990 et de « 80 % ou plus » celles des pays industrialisés, afin de limiter le réchauffement global à 2°C. Les pays industrialisés n’ont cependant retenu aucune des mesures mises de l’avant par le panel des Nations Unies en vue d’atteindre ces objectifs.
>> Lire la nouvelle sur Canoë


Le mardi 30 juin 2009
Pays pauvres : 1 % des émissions de GES et 99 % des victimes des changements climatiques

Les 50 pays les moins développés de la planète, qui contribuent moins de 1 % des émissions mondiales de CO2, sont les plus touchés par le réchauffement du climat, selon un rapport du Forum humanitaire mondial, présidé par l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan. Déjà, le réchauffement climatique, que le rapport décrit comme « la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps », cause chaque année la mort de 300 000 personnes et coûte 125 milliards de dollars. Si rien n’est fait, vers 2030 chaque année près de 500 000 personnes mourront et les coûts s’élèveront à quelque 340 milliards de dollars. Kofi Annan a souligné la nécessité d'un « accord post-Kyoto courageux », à Copenhague, en décembre prochain. « L'alternative est une famine de masse, une migration de masse, des maladies de masse et des morts en masse ».
>> En lire plus sur LeDevoir.com


Le vendredi 12 juin 2009
Méthane dans le pergélisol : une bombe à retardement

La fonte des sols de l'Arctique accentuera le réchauffement climatique, selon la revue scientifique Nature. Dans 15 à 20 ans, quand s’estompera l’effet tampon de nouvelles plantes apparues dans la région à la faveur du réchauffement, une spirale du réchauffement s’enclenchera : plus la température de la planète augmentera, plus le pergélisol fondra, en émettant plus de GES qui renforceront le réchauffement planétaire, etc. En outre, le pergélisol libère surtout du méthane, qui est plus de 20 fois plus virulent que le dioxyde de carbone. D’ici 2025 ou 2030, l’Arctique « produirait » donc 1 milliard de tonnes de GES par an : l’équivalent de la déforestation tropicale actuelle et d’environ 15 % des GES issus de la combustion des combustibles fossiles. Le chercheur principal, Ted Schuur, souligne que le processus, une fois amorcé, sera irréversible.
>> En lire plus sur Canoë


Le lundi 01 juin 2009
Un investissement d’environ 1% de l’Économie mondiale pourrait réduire le réchauffement planétaire

Selon Nicholas Stern, ancien vice-président senior de la Banque mondiale, environ 1% du produit mondial brut – l’équivalent de 10 % des dépenses militaires actuelles – investi pendant les prochaines décennies pourrait suffit à atténuer les changements climatiques. Son livre, « Blueprint for a Safer Planet » (« Programme pour placer la planète à l’abri »), propose six éléments essentiels, notamment : adopter des cibles obligatoires pour les GES (c.-à-d. 80 % sous le niveau de 1990, d'ici 2050 pour les pays développés et d'ici 2020 pour des pays en développement) ; créer une bourse mondiale du carbone intégrant les systèmes nationaux et régionaux ; suspendre le déboisement (une des façons les plus économiques de réduire les émissions de carbone), et mettre au point et partager des sources d'énergie propres. Stern souhaite contribuer à un projet d’accord mondial qui serait acceptable aux yeux des principaux pays présents lors de la conférence de Copenhague en décembre 2009.
>> En savoir plus sur nature.com (en anglais seulement) et sur Enerzine.com.


Le mardi 26 mai 2009
Contrôle conjoint Québec-Ontario des GES et bourse du carbone en vue

Dès 2010 le Québec instaurera, conjointement avec l'Ontario, un registre et un système de vérification des déclarations d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Objectifs : plafonner les émissions de certains secteurs dès 2012 et positionner la Bourse de Montréal, qui a conclu une entente avec le Chicago Stock Exchange pour gérer les échanges dans le marché du carbone. Le projet de loi actuel ferait du Québec le premier territoire en Amérique à fixer juridiquement ses émissions de GES. Le modèle adopté est celui du « Cap and Trade », instauré aux États-Unis dans les années 90 pour contrôler les émissions acides.
>> En apprendre davantage sur LeDevoir.com.


Le mercredi 20 mai 2009
GES canadiens : hausse de 4 % en 2007

Un rapport du gouvernement fédéral diffusé le Jour de la Terre indiquait qu’en 2007 les émissions totales de GES au Canada avaient atteint 747 mégatonnes d'équivalents de dioxyde de carbone. C’est près de 26 % de plus qu’en 1990 et 33,8 % de plus que la cible établie pour le Canada selon le protocole de Kyoto. La hausse s'explique notamment par l’utilisation croissante du charbon pour produire de l'électricité, l’exploitation accrue des sables bitumineux et la hausse de la consommation de mazout de chauffage causée par un hiver plus rigoureux. Équiterre a qualifié le bilan de « catastrophique ». Selon l’organisme bien connu, les émissions ne sont plus soumises à aucun encadrement au niveau fédéral depuis ce qu’il qualifie de « démantèlement des programmes de lutte aux changements climatiques ».
>> En apprendre davantage sur le site de Radio-Canada. Voir aussi l’Inventaire canadien des gaz à effet de serre pour 2007.


Le lundi 11 mai 2009
Les GES dans la mire des USA

Dans un geste qualifié d’historique, l’administration Obama a déposé un projet de loi visant à inclure six GES – notamment le CO2 – parmi les contaminants chimiques qui dérèglent le climat et les écosystèmes planétaires, en plus de menacer la santé publique, surtout celle des plus démunis. Reconnaissant que les GES constituent un sérieux problème pour les générations futures et actuelles, Barack Obama a lancé un appel en faveur d'une économie à faible teneur en carbone qui permettrait aux États-Unis de faire preuve de leadership en matière d'énergies propres et de protection du climat, tout en favorisant la création de millions d'emplois verts et la fin de la dépendance envers le pétrole étranger. L’on a donné 60 jours aux constructeurs automobiles pour faire connaître leurs réactions.
>> En apprendre davantage sur LeDevoir.com.


Le lundi 20 avril 2009
Le 22 avril, Jour de la Terre : une invitation à donner un répit à la planète

Le Jour de la Terre Québec a pour mission de sensibiliser citoyens, municipalités, organismes et entreprises aux défis actuels en matière d'environnement, et de les encourager à agir. La journée du 22 avril se veut donc un bon moment pour « s’arrêter, faire le bilan et prendre autant de recul que d’élan pour mieux passer à l’action ! ». Comme a dit une des porte-parole de l’événement, Jacques Languirand, philosophe et homme de radio depuis 50 ans : « Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons revoir nos façons d’imaginer l’avenir ». Plus de 300 activités sont répertoriées pour le Jour de la Terre Québec 2009.
>> Voyez le calendrier des événements sur le site officiel, www.jourdelaterre.org.
 


Le jeudi 16 avril 2009
Résultats du G20 : Économie = 1,1 trillion $ ; Environnement = 0 $

Selon des scientifiques de haut niveau et des écologistes, la dernière réunion du G20, à Londres, n’a accordé que peu d’attention aux changements climatiques et à l'économie verte, en dépit d’une situation jugée urgente. Les grandes puissances acceptent d'injecter 1,1 trillion de dollars US dans l'économie mondiale, sans pour autant s’engager à en utiliser une portion pour stimuler la croissance des énergies vertes. Le changement climatique et les technologies à faible teneur en carbone, qui ne sont mentionnés qu’à la fin du rapport sur les mesures à prendre, semblent avoir été ajoutés après coup. « Une croissance accompagnée de faibles émissions de carbone est pourtant une voie très prometteuse, et c’est la seule porteuse d’espoir en termes de développement durable, a déclaré un des spécialistes, Nicholas Stern. Les tentatives de relance économique basées sur les combustibles fossiles sont vouées à l'échec, et l’on ne peut envisager d’avoir un faible taux de croissance dans un monde dominé par la pauvreté. »
>> En apprendre davantage sur naturenews.com (en anglais seulement).


Le mardi 07 avril 2009
Le réchauffement menace d’abord les écosystèmes et les sociétés les plus fragiles

Selon le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), les chercheurs auraient sous-estimé la rapidité et l'étendue des effets des GES. L’augmentation des températures menace à la fois des systèmes écologiques uniques et vulérables et des sociétés moins développées, situées à basse latitude. « Plus nous en savons sur ce problème, et plus sévère et rapproché semble le danger », dit le rapport. Le moyen le plus sûr d'amenuiser le danger ? « Réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre ». Or d’après ces spécialistes le remède s’avérerait moins coûteux que l’inaction. « Il ne s'agit pas d'une proposition onéreuse : pas plus de 3 % du produit intérieur brut mondial en 2030 ».
>> En lire plus sur notre-planete.info.


Le vendredi 27 mars 2009
Le réchauffement menace de provoquer des changements « irréversibles »

Des centaines de scientifiques réunis au Danemark pour faire le point sur le changement climatique ont averti aujourd'hui que le réchauffement s'accélère plus vite que prévu et menace de provoquer des bouleversements « irréversibles » pour la planète. Ainsi, d'ici la fin du siècle le niveau de la mer pourrait monter non pas de 18 à 58 centimètres, mais bien de 50 à 100 cm, sous l'effet notamment de la fonte des glaces polaires. Ils estiment que les décideurs politiques ont déjà à leur disposition tous les outils nécessaires pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, ces moyens « doivent être mis en œuvre largement et de manière vigoureuse afin de réaliser les transformations sociétales nécessaires pour ‘décarboner’ les économies ».
>> En lire plus sur Canoë.


Le lundi 23 mars 2009
La crise économique n’est « rien » comparée aux changements climatiques, selon le Prince Charles

« Il reste 100 mois pour sauver la planète. Sinon nous risquons de subir des bouleversements climatiques catastrophiques, accompagnés d’horreurs sans nom. » C’est ce qu’a déclaré le Prince Charles lors d’un récent voyage en Amérique latine devant d’importants hommes d’affaires et hauts fonctionnaires brésiliens réunis à Rio de Janeiro.
« Les difficultés que le monde vit aujourd'hui ne sont rien, comparées à ce que nous verrons lorsque les effets du changement climatique frapperont de plein fouet l'économie mondiale. » Le prince a félicité le gouvernement brésilien pour les mesures prises afin de protéger la forêt amazonienne, parfois appelée « le poumon de la planète » en raison de sa capacité à absorber le carbone. Il a décrit ces mesures comme une nouvelle approche, qui intègre les solutions environnementales, économiques et financières.
>> En lire davantage sur Cyber-presse.


Le lundi 09 mars 2009
L'effet de serre en pleine accélération

Les gaz à effet de serre s'accumulent dans l'atmosphère plus rapidement que prévu, selon le climatologue Chris Field, de Stanford University et membre du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat de l'ONU. Ceci accroît les probabilités que notre climat subisse une transformation irréversible. De plus, la forêt tropicale, qui absorbe en principe le CO2, commence au contraire à en émettre. Vu que cette zone perd de plus en plus d’humidité, elle devient plus vulnérable aux incendies. Or la perte de massifs forestiers pourrait faire augmenter encore davantage la concentration en CO2 dans l'atmosphère. Ceci pourrait déclencher une spirale de réchauffement planétaire. Seul espoir, selon l’expert : des mesures plus énergiques pour contrer l'émission de CO2 dans l'atmosphère.  
>> En apprendre davantage sur le site de Radio-Canada.


Le mercredi 04 mars 2009
Canada : le développement durable au ralenti

Ottawa a investi 2,5 milliards $ dans la lutte contre la pollution sans « résultat mesurable », selon le rapport annuel du commissaire fédéral à l'environnement et au développement durable. Ainsi, on a dépensé 635 millions $ pour rembourser des usagers des transports en commun. Objectif : réduire de 220 000 tonnes les émissions canadiennes de GES. Résultat : 30 000 tonnes en moins, ce qui revient à 21 200 $ la tonne, alors que la tonne « vaut » environ 43 $ sur le marché européen. Par ailleurs les provinces et territoires ont reçu 1,5 milliard $ pour lutter contre le changement climatique, sans avoir à présenter de rapport de rendement. Le rapport conclut aussi que le gouvernement fédéral ne s’assure pas de « l'efficacité de ses outils de contrôle des émissions nocives. »
>> En apprendre davantage sur LeDevoir.com. Voir aussi un tableau comparatif des pays développés en matière de GES (en anglais seulement).


Le mercredi 25 février 2009
Un laboratoire à bord d’un avion permet de faire le tour du monde en mesurant les GES en temps réel

Une équipe de scientifiques a lancé un projet de trois ans au cours duquel elle prendra des mesures des gaz à effet de serre à bord d'un avion à réaction expérimental de pointe. Leur tâche : mesurer avec une précision sans précédent les quelque 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone que produisent chaque année les activités humaines. L’avion de recherche, qui appartient à un organisme états-unien, la National Science Foundation, et qui est utilisé par le National Center for Atmospheric Research, a une portée de plus de 11 000 km et peut recueillir des échantillons d'air de 300 m à plus de 14 km d’altitude. « Ceci nous donne un portrait complètement différent de la façon dont les gaz à effet de serre entrent dans l'atmosphère et comment ils en sortent, que ce soit à cause de processus naturels ou des humains, », a dit le directeur de la recherche, Steven Wofsy, de l’université Harvard.
>> En apprendre davantage sur Environment News Service (en anglais seulement).


Le lundi 16 février 2009
La France en bonne position pour respecter Kyoto

Le ministre responsable de l’écologie en France, Jean-Louis Borloo, a annoncé qu’en 2007 les quantités de gaz à effet de serre émises par son pays avaient diminué de 2 %. Avec cette nouvelle réduction – qui fait suite à une baisse de 2,2% en 2006 – les émissions de gaz à effet de serre en France atteignent leur plus bas niveau depuis 1990. De plus, les émissions de GES produites par l’Hexagone sont inférieures de 5,6 % au plafond fixé par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012. Ceci fait de la France – avec l’Allemagne – un des rares pays industrialisés dont les émissions se situeraient déjà en deçà de son engagement international. Or ce n’est pas fini. « Nous voulons aller beaucoup plus loin », a commenté le ministre. 
>> Lire la nouvelle complète sur le « portail du Premier Ministre ».


Le mercredi 11 février 2009
Les effets des émissions de dioxyde de carbone dureront dix siècles

Une étude menée par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) conclut que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) auront des répercussions sur le climat pendant 1000 ans, une fois qu’elles auront été complètement interrompues. Entre autres changements climatiques régionaux irréversibles, l’on prévoit une diminution de l’approvisionnement en eau potable, davantage d’incendies, une désertification croissante, une augmentation des niveaux de la mer et des transformations de l'écosystème. « Le dioxyde de carbone et les transferts de chaleur (…) travaillent en opposition pour maintenir des températures presque constantes pendant plus de mille ans, ce qui fait du dioxyde de carbone un cas à part parmi les principaux gaz climatiques », a dit le maître de recherche Susan Solomon, du NOAA. Sa conclusion : « Nos décisions concernant le dioxyde de carbone (…) auront des effets irréversibles sur la planète.»
>> En apprendre davantage sur le site du NOAA (en anglais seulement).


Le mercredi 04 février 2009
Un meilleur suivi du dioxyde de carbone grâce à un satellite de la NASA

Pour la toute première fois, un satellite orbital de la NASA mesurera quotidiennement les quantités planétaires de dioxyde de carbone. L’observatoire orbital du carbone (Orbiting Carbon Observatory), dont le lancement est prévu pour le début de 2009, analysera les sources et les puits de carbone grâce à des instruments suffisamment raffinés pour évaluer les quantités émises par une ville de taille moyenne. La nouvelle technologie aidera aussi les scientifiques à distinguer avec davantage de précision les courants de dioxyde de carbone d’origine naturelle de ceux causés par la combustion de carburants fossiles.
>> En lire davantage sur le site de Science Daily (en anglais seulement).
 


Le vendredi 30 janvier 2009
Les émissions de gaz à effet de serre pourraient asphyxier les océans

Selon une étude danoise publiée dans Nature Geoscience, de larges zones océaniques de la planète pourraient manquer d'oxygène, avec des conséquences très sérieuses. Deux scénarios d'émissions ont abouti à un appauvrissement de la teneur en oxygène des 500 premiers mètres des océans et surtout à un ralentissement de la circulation verticale, qui envoie en profondeur des eaux de surface oxygénées. Une seule solution, si l’on veut éviter une évolution imprévisible et de grande envergure de la structure et la productivité de l'écosystème océanique : « réduire les émissions résultant de l'utilisation des combustibles fossiles ».
>> Lire le bilan complet sur le site Notre Planète.


Le mercredi 21 janvier 2009
2008 dans le club des 10 années les plus chaudes depuis 1850

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) note que 2008 a été marquée par les extrêmes climatiques à l’échelle du globe : d’un côté, des sécheresses prononcées, persistantes et dévastatrices ; de l’autre, des crues, des pluies torrentielles, des tempêtes de neige, des typhons et des tornades ; à cela s’ajoutent les vagues de froid et de chaleur. Le phénomène climatique le plus violent et le plus destructeur de 2008 ? Sans doute le typhon Nargis : né dans le nord de l'océan Indien, il a frappé le Myanmar de plein fouet et emporté près de 78 000 victimes.
>> Lire le bilan complet sur le site Notre Planète.


Le lundi 12 janvier 2009
Le Canada à l’avant-dernier rang pour le combat contre la pollution

En 2008, le Canada a glissé de la 53e à la 56e position sur le «Climate Change Performance Index ». Cet index annuel classe la performance, en matière de « protection du climat », des 57 pays qui, ensemble, produisent le plus de gaz à effet de serre à des fins énergétiques, avec plus de 90 pour cent des émissions mondiales. Le Canada est arrivé bon dernier parmi les pays de l'OCDE, suivi par un seul pays, l’Arabie Saoudite. 
>> En apprendre plus sur le site Web du Pembina Institute (en anglais seulement).


Le mercredi 10 décembre 2008
Capture du CO2 : économiquement viable en 2030, selon McKinsey

L’Europe va devoir développer les technologies de capture et stockage du carbone (CSC) à grande échelle, selon une étude du cabinet McKinsey. En effet, les énergies fossiles continueront de jouer un rôle majeur dans le mix énergétique au moins jusqu’en 2050 et le CSC est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions de CO2. L’étude estime que le CSC permettrait de réduire les émissions mondiales de CO2 de 3,6 GT par an 2030.  Les projets sont à terme viables, mais McKinsey rappelle que des subventions de plus de 10 milliards d’euros seront nécessaires pour construire une première génération de 10 à 15 usines pilotes.
>> En lire plus sur greenunivers.com, un site sur les marchés de l’environnement.


Le vendredi 05 décembre 2008
La Chine reconnaît être le principal pollueur planétaire (et aucune diminution en vue)

Un haut fonctionnaire chinois a reconnu que la Chine est maintenant le premier producteur de GES au monde. Bien que disposée à combattre le changement climatique, la Chine s’en tient à ses sources d'énergie actuelles et refuse de sacrifier son développement économique, arguant que le démarrage économique des pays riches a produit presque tous les GES d’origine humaine. Elle fait également valoir que ses émissions de GES par habitant, qui se maintiennent à environ un cinquième de la moyenne aux États-Unis, demeurent bien en-deçà de ceux des pays riches. Le laboratoire national de Oak Ridge, aux États-Unis, estime la combustion de combustibles fossile a généré 1,8 milliard de tonnes de carbone en 2007 en Chine et 1,6 milliard de tonnes aux États-Unis. Les analystes indiquent que la position de « pollueur numéro 1 » est politiquement chargée, touchant sur un point sensible aux pourparlers de l'ONU sur le changement climatique.
>> En savoir plus sur Reuters (en anglais seulement).


Le jeudi 27 novembre 2008
L'avenir environnemental de la planète s'écrit en Chine

L'Académie chinoise des Sciences estime que les émissions annuelles de gaz à effet de serre en Chine pourraient plus que doubler d'ici 2020, atteignant 2,5 à 2,9 milliards de tonnes métriques de carbone pur (et peut-être 4,0 milliards de tonnes par an d'ici 2030). Les puits de carbone naturels peuvent absorber environ 2,0 milliards de tonnes métriques par an. Avec des émissions mondiales qui se situent à près de 8,5 milliards de tonnes métriques par an, des scientifiques estiment qu’il faudrait que les émissions tombent à moins de 80 % des niveaux actuels d’ici 2150 si l’on veut atteindre la stabilité climatique. Comme la Chine refuse de mettre en jeu son développement économique pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, reste une seule solution : mettre au point des sources d'énergie propres et bon marché qui pourraient soutenir le développement durable en Chine et ailleurs.
>> En savoir plus sur Reuters (en anglais seulement).


Le vendredi 21 novembre 2008
Les Nations Unies annoncent que les émissions de GES continuent de croître

Les émissions de GES continuent d’augmenter, indique le rapport annuel du secrétariat exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Entre 2000 et 2006, 40 pays industrialisé ont émis 18 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, une hausse de 2,3 %. À noter : augmentation de 7,4 % des émissions entre 2000 et 2006 dans les anciennes républiques soviétiques, recul de 0,1 % en 2006 aux É-U et baisse de 0,1 % dans le monde entre 2005 et 2006. Barack Obama, prochain président des É-U, s'est engagé à investir 150 milliards de dollars sur 10 ans dans le secteur des énergies non polluantes et à réduire de 80 % les GES par rapport à 1990 d'ici 2050.
>> En apprendre davantage sur LeDevoir.com.


Le lundi 17 novembre 2008
Moins de viande, moins de gaz à effet de serre

Si les populations des pays riches ramenaient leur consommation de viande à l'équivalent d'un hamburger par personne par jour, cela pourrait influer les changements climatiques, selon la revue médicale britannique The Lancet. La consommation de viande dans les pays les plus riches est en effet 10 fois plus élevée que dans les pays les plus pauvres (200 à 250 grammes de viande par jour, contre 20 à 25 g). Or l'agriculture produit 22 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (à peu près autant que le secteur industriel et plus que les transports) et près de 80 % des émissions agricoles proviennent du bétail, notamment son transport et sa nourriture.
>> En apprendre davantage sur le site de Radio-Canada.


Le jeudi 13 novembre 2008
Les Européens dressent aussi une carte mondiale de la pollution de l'air

Après 18 mois d’observation, SCIAMACHY, le plus gros satellite de surveillance de l’environnement au monde, embarqué à bord du satellite européen Envisat, a permis de dresser une carte mondiale de la répartition du dioxyde d'azote (NO2), un gaz essentiellement produit par l’homme. Établie sur une période de 18 mois, cette carte « haute résolution » permet de visualiser non seulement les colonnes verticales de dioxyde d’azote issues des grandes villes d’Amérique et d’Europe, par exemple, mais aussi celles qui proviennent des centrales électriques au charbon en Afrique du Sud. Elle montre même le « sillage atmosphérique » des navires parcourant des routes maritimes très fréquentées, comme la Mer Rouge et l’Océan Indien, entre l’Indonésie et la pointe sud de l’Inde.
>> En apprendre davantage sur le site de l’Agence spatiale européenne.
 


Le jeudi 06 novembre 2008
Premières cartes de la répartition du dioxyde de carbone dans le monde

Une équipe composée d’universitaires et de scientifiques de la NASA a publié des cartes indiquant les trajets parcourus par le dioxyde de carbone au sein de la troposphère, environ 8 km au-dessus de la terre. La troposphère est comparée aux eaux internationales, où « ce qui est produit à un endroit se déplace ailleurs ». Ainsi, les quantités plus importantes de dioxyde de carbone détectées au-dessus du nord-ouest de l'Atlantique proviendraient du sud-est des États-Unis, alors que celles qui se trouvent au-dessus de la Méditerranée viennent d’Europe et des États-Unis ; le dioxyde de carbone émis par l'Asie du sud se retrouve au-dessus du Moyen-Orient, et celui qui provient de l'est de l'Asie se déplace vers l'Océan Pacifique.
>> En apprendre davantage sur le site de la NASA (en anglais seulement).


Le mardi 04 novembre 2008
Un gaz à effet de serre menace la chaîne alimentaire océanique

Le dioxyde de carbone atmosphérique pourrait s’avérer fatal pour le krill, minuscule crustacée qui joue un rôle clé dans la chaîne alimentaire de l’Océan Antarctique. Un centre de recherche australien spécialisé dans la reproduction du krill a exposé des larves aux quantités de dioxyde de carbone atmosphérique projetées par les scénarios les plus pessimistes pour 2100. « Leur anatomie était modifiée, a dit Lilli Hale, porte-parole du centre. Elles étaient un peu difformes et passablement amorphes, et n’auraient sans doute pas atteint l’âge adulte. » Ceci aurait des conséquences catastrophiques plusieurs espèces – oiseaux marins, pingouins, phoques, baleines, etc. – qui se nourrissent essentiellement de krill. L’eau plus froide de l'océan méridional est celle qui absorbe le plus facilement le dioxyde de carbone.
>> En lire davantage sur le site du Sydney Morning Herald (en anglais seulement).


Le jeudi 30 octobre 2008
Six milliards de dollars pour combattre le changement climatique

Les grandes nations industrialisées – l’Allemagne, l’Australie, les États-Unis, la France, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse – s’engagent à verser plus de 6,1 milliards de dollars aux fonds d’investissement climatiques (FIC) afin d’aider les pays en développement à freiner l’augmentation des émissions de GES et à s’adapter au changement climatique. Les premiers projets doivent être annoncés au début de 2009. Les pays qui pourraient bénéficier de ces fonds sont le Brésil, la Chine, l’Égypte, l’Inde, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Turquie.
>> En apprendre davantage sur le site de la Banque mondiale.
 


Le lundi 20 octobre 2008
Petites causes, grands effets : le scarabée, acteur du réchauffement climatique, ou portrait d’un processus en cascade

Dans l’Ouest américain, la succession récente d'hiver doux a entraîné la déshydratation du Pinus Contorda (ou « pin tordu »). Ceci a causé l’effondrement de ses barrières naturelles et la prolifération du scolyte, petit scarabée originaire des Rocheuses qui vit dans son écorce. Le projet de recherche international BEACHON évaluera sur quatre ans les effets appréhendés de la prolifération de cet insecte : interruption de la photosynthèse et rejets locaux d'importantes quantités de dioxyde de carbone ; hausse locale de la température (de 2 à 4 degrés) ; perte de forêt ; assèchement, augmentation de la température et de l'évapotranspiration du sol ; diminution significative de la recharge en eau des nappes souterraines. Ce qui est appréhendé, en bout de ligne, suite à l’action de cet insecte ? Rien d’autre que d’importants problèmes d’approvisionnement en eau pour plusieurs états de l'Ouest américain !
>> À lire sur bulletins-electroniques.com, un site de veille technologique international.
 


Le vendredi 17 octobre 2008
« L’on devra procéder à des changements importants si l’on veut enrayer les émissions de gaz à effet de serre » – Le directeur scientifique de la BP

Le scientifique en chef de la BP, Steven Koonin, qui a enseigné la physique théorique à Caltech pendant 30 ans, est d’avis qu’il revient aux gouvernements d'établir les règles du jeu en vue de limiter le réchauffement planétaire. Selon M. Koonin, la stratégie habituelle des humains, qui consiste à affronter les problèmes « de façon partielle » ne suffira pas à prévenir une augmentation des concentrations de CO2. Son avis sur des marchés : « Je pense que l’on peut se fier aux [lois du] marché pour les affectations tactiques, mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose de compter là-dessus pour l’affectation stratégique [ou] la planification stratégique à plus long terme. » Au sujet des entreprises : «… les entreprises excellent à optimiser leur situation. Si le gouvernement fixe correctement les règles du jeu, elles s’ajusteront avec vigueur et rapidité.»
>> Lire l’entrevue dans Technology Review (en anglais seulement).
 


Le mercredi 15 octobre 2008
Sérieux scénarios de science-fiction pour compenser le réchauffement climatique

Certains scientifiques, qui estiment qu’il ne suffit pas d’essayer de limiter les émissions de gaz à effet de serre, préconisent rien de moins qu’une « ré-ingénierie planétaire ». Parmi les solutions envisagées : planter des arbres génétiquement modifiés à croissance accélérée afin de capter le gaz carbonique plus rapidement ; fertiliser les océans avec du fer pour stimuler la croissance des organismes planctoniques, qui aspirent le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère ; « délibérément polluer la stratosphère avec du sulfate afin de rediriger la chaleur solaire vers l'espace » ; enfin, utiliser des lasers pour ioniser des molécules de dioxyde de carbone, puis, grâce à des ondes radio, faire tourner ces molécules à une vitesse suffisante pour qu’elles partent en spirale dans l’espace en suivant les axes des champs magnétiques de la planète.
>> En lire davantage dans The Economist (en anglais seulement).


Le mercredi 08 octobre 2008
Le taux de croissance des émissions de carbone s'accélère

La croissance « sans précédent » et « des plus étonnantes » des émissions, de 2000 à 2007, dépasse les pires scénarios
Selon le Global Carbon Project, le taux de croissance global des émissions continue d’accélérer : depuis 2000, les émissions de CO2 dues aux activités humaines « connaissent une croissance environ quatre fois supérieure à celles de la décennie précédente. » Principales causes de cette tendance : l’accroissement des émissions provenant des pays en voie de développement tels la Chine et l’Inde, la diminution de la couverture forestière dans les pays tropicaux et l’efficacité moindre des puits de carbone terrestres et océaniques.
>> À lire sur le site de Science Daily (en anglais seulement)
 


Le mardi 07 octobre 2008
Le 23 septembre, l'humanité avait épuisé les ressources produites par la nature en 2008

Selon Global Footprint Network, le 23 septembre dernier l'humanité avait épuisé plus de ressources que notre planète n’en produira cette année. L’organisme de recherche, qui mesure la manière dont nous exploitons nos ressources naturelles, estime que l'humanité est en situation de « dépassement écologique » depuis les années 80. Autrement dit, nous employons les ressources plus rapidement qu'elles ne peuvent être régénérées et nous émettons du carbone dans l’air plus rapidement qu'il ne peut être réabsorbé. Par conséquent, il nous faudrait disposer de la capacité biologique de 1,4 planète, puisque nos réserves de ressources naturelles, telles les arbres, le poisson, etc., diminuent, tandis que nos déchets – notamment le dioxyde de carbone – s'accumulent.
>> À lire sur le site ICLEI - Local Governments for Sustainability site (en anglais seulement)


Le vendredi 03 octobre 2008
L'économie verte pourrait créer des dizaines de millions d'« emplois verts »

Selon une étude du Programme des Nations Unies pour l'environnement, les efforts déployés pour faire face au changement climatique produisent déjà des emplois dans plusieurs secteurs et pourraient générer des millions de nouveaux « emplois verts », dans les économies émergentes et développées, au cours des décennies à venir.
>> À lire sur le site de Organisation Internationale du Travail


Le mercredi 01 octobre 2008
Trou d'ozone : « bientôt » réparé ?

Plus de deux décennies après sa découverte, le fameux « trou d'ozone » au-dessus du pôle Sud ne se résorbe toujours pas. En fait, selon la plupart des modèles, on pourrait retrouver les valeurs de concentration d'ozone identiques à celles qui prévalaient avant 1980 d’ici 2060 ou 2075… Pourtant, selon ce reportage paru dans Science Actualité, la communauté scientifique internationale ne perd pas espoir de voir le trou se résorber un jour, et elle perçoit l'ozone comme un exemple d'interaction positive entre scientifiques, politiques et industriels, « un exemple, aussi, d'une collaboration internationale efficace face à un problème écologique majeur. »
>> À lire sur Science Actualités.


Le lundi 29 septembre 2008
Comment ralentir les changements climatiques? Comment s’y adapter ? – Colloque international sur l’électricité et les changements climatiques

Les changements climatiques sont désomais une réalité incontournable. Comment en freiner la progression ? Quelles mesures prendre pour s’y adapter ? Dans le cadre des « Vingt-et-unièmes Entretiens » du Centre Jacques-Cartier, le 7 octobre prochain, Hydro-Québec proposera des réponses pragmatiques, inspirées par l'expérience et mises de l’avant, entre autres, par son président-directeur général, M. Thierry Vandal. Également au menu : le rôle possible des marchés du carbone dans la réduction des émissions de GES et les meilleures façons d'adapter la production, le transport et la distribution d'électricité aux changements climatiques.
>> À lire sur le site des Entretiens.


Le samedi 27 septembre 2008
Journal Nature : La prochaine décennie ne verra peut-être pas de réchauffement

Des scientifiques prédisent que la température de la Terre pourrait rester stable pendant la prochaine décennie car nous entrons dans une phase de refroidissement  des cycles climatiques naturels. Selon le journal Nature, un nouveau modèle informatique développé par des chercheurs allemands suggère que ce refroidissement temporisera le phénomène de réchauffement dû à l’effet de serre. Néanmoins, ils prédisent que les températures recommenceront à grimper rapidement vers 2020.
>> À lire sur bbc.co.uk (Article en anglais)


Le mercredi 24 septembre 2008
800 000 ans de GES

Une première : à partir de la glace antarctique extraite dans le cadre du forage glaciaire EPICA, des chercheurs parviennent à reconstituer l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et méthane sur 800 000 ans. Ils espèrent arriver à mieux prévoir le climat futur de la planète.
>> À lire sur cea.fr.


Le lundi 22 septembre 2008
Japon : l'empreinte carbone étiquetée

Le Japon se lance dans un ambitieux projet d'étiquetage de l'empreinte carbone sur les emballages des produits alimentaires ainsi que sur les autres produits pour convaincre les consommateurs et les entreprises de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les étiquettes, qui devraient apparaître à partir du printemps prochain sur de nombreux produits alimentaires, les boissons, les détergents et les appareils électriques, donneront une liste détaillée de l'empreinte carbone de chaque produit selon un système de calcul approuvé par le gouvernement.
>> À lire sur guardian.co.uk (Article en anglais)