Recherche sur les émissions nettes de gaz à effet de serre de réservoirs
   

Les gaz à effet de serre

Certains gaz présents naturellement dans l'atmosphère terrestre contribuent à retenir la chaleur près de la surface de la Terre. Ils sont appelés « gaz à effet de serre » (GES) et formés essentiellement de vapeur d'eau (H 2O), de dioxyde de carbone (CO 2 ou gaz carbonique), de méthane (CH 4), de protoxyde d'azote (N 2O) et d'ozone (O 3).

Une partie du rayonnement solaire qui se rend à la surface de la terre est reflétée sous forme d'infrarouge Les gaz à effet de serreou de chaleur. Cette chaleur est retenue dans les basses couches de l'atmosphère par les gaz à effet de serre. Ce phénomène de conservation de la chaleur est appelé « effet de serre », ce processus naturel a permis le développement et le maintien de la vie sur Terre en maintenant une température moyenne de 15oC. Sans ces gaz, la température moyenne sur Terre serait d'environ -18oC, et la vie telle que nous la connaissons deviendrait impossible.

Depuis le début de l'ère industrielle, soit environ 200 ans, les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté alors qu'elles étaient plutôt stables depuis des siècles. L'utilisation de combustibles fossiles tel que le pétrole, le charbon ou le gaz naturel, ou le changement de vocations des terres comme la déforestation, certaines pratiques agricoles et procédés industriels ont joué un rôle majeur dans l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre. En fait, le secteur énergétique est responsable d'environ le tiers des émissions de GES.

Les milieux naturels, tels les lacs, rivières, forêts et tourbières émettent des GES. Dans les réservoirs, on observe en général une augmentation rapide des émissions brutes de CO 2 et de CH 4 après la mise en eau. Ces émissions atteignent un maximum entre deux et quatre ans après le remplissage. Par la suite, il y a une baisse graduelle des émissions et un retour au niveau de celles des lacs et des rivières, à l'intérieur d'une dizaine d'années pour le CO 2. Durant les premières années qui suivent la mise en eau, une grande partie des émissions de GES des réservoirs serait liée à la décomposition de la fraction labile de la matière organique ennoyée.